‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 564 sur 829 · xxni, 49, 55-xxiv, II · texte numérisé non relu

xxni, 49, 55-xxiv, II

692 LES ÉVANGILES SVNOPTIQUES

à la difïerence de Marc, ne prend pas (]apharnaûni comme contre de ce ministère, mais représente désorniais Jésus comme voyageant à travers la Galilée '. La mention des femmes s'explique donc aussi par cette circonstance ; mais on ne parlera pas plus d'elles dans la suite que si elles étaient toutes absentes.

Ces femmes, au dire de Luc, étaient assez nombreuses ; mais la tradition n'avait retenu que quelques noms. La plus connue d'entre elles est nommée la première : Marie la Mag-dalène, ainsi appelée sans doute, pour la distinguer d'autres Marie % d'après son lieu d'orig-ine, Magdala ', petite ville située sur la rive occidentale du lac de Tibériade; elle avait été possédée de sept démons, et Jésus l'avait guérie. Comme il ne saurait être question ici que d'une possession réelle, d'une maladie mentale, ce trait n'autorise en aucune fa^on l'identification de Marie avec la pécheresse dont on vient de parler. On comprend que celle-ci n'ait pas suivi Jésus. Si Luc avait pensé que ce fût la même personne, il n'aurait pas manqué de le dire, et Marie de Magdala n'apparaîtrait pas comme un personnage nouveau dans le récit '. Marie, sœur de Marthe, n'étant pas présentée par l'évangéliste comme pécheresse ni comme possédée ', on n'a aucun motif de la confondre avec l'une ou l'autre de ces femmes, bien moins encore avec toutes les deux. Les sept démons delà Magdalène marquent un degré ou une forme particulière de possession. On suppose volontiers que Jeanne, femme de Chouza, était veuve; mais le texte donnerait plutôt à penser le contraire '', et il n'est pas .sûr qu elle suivît les prédicateurs ; peut-être se contentait-elle de leur fournir des subsides ^. Son mari était ou avait été attaché à \n

t. Wellh.vusen, Le. 34.

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