Cf. Riiîhm, Ilandwôrlerhuch, I
BEELZEROUL 703
entré dans la maison pourquoi ils seront seront vos juf;es. 20.
du fort, prendre ses vos juges. 28. Mais si Mais si c'est par le
meubles, si d'abord il c'est par l'Esprit de doigt de Dieu que je
ne lie le fort ; et alors Dieu que je cbasse chasse les démons, le
il pillera sa maison ». les démons, le ro- royaume de Dieu est
yaume de Dieu est donc venu à vous. 21.
donc venu à vous. 29. Quand le fort armé
Ou comment peut-on garde son enceinte,
entrer dans la maison ce qu'il possède est
du fort, et prendre ses en sûreté. 22. Mais si
meubles, si d'abord un plus fort que lui,
on ne lie le fort ? Et survenant, triomphe
alors on pille sa mai- de lui, il emporte l'ar-
son. » mure où était sa confiance, et il distribue ses dépouilles. »
Marc ne dit pas comment Jésus a connu les propos des scribes. On peut supposer ou bien qu'il les entend, parce que ses adversaires, sans s'adresser à lui, ont parlé assez haut pour qu'il ait saisi leur discours, ou bien que ce discours lui est répété par d'autres. En disant que Jésus connaissait leurs pensées ', Matthieu et Luc supposent plutôt qu'il n'a pas eu besoin qu'on lui rapportât rien, mais que la puissance de l'Esprit qui était en lui devait lui révéler et le faux bruit et les intentions de ceux qui l'avaient lancé. Les évangélistes ne veulent pas signifier que les ennemis de Jésus n'aient pas cru ce qu'ils disaient. Dans le troisième Evangile, il semblerait que « les pensées » dont il s'agit soient celles des gens qui demandent un signe - ; mais cette apparence résulte de l'anticipation faite par Luc, et le discours qui suit ne s'en rapporte pas moins à l'affaire de Beelzeboul. Le caractère parabolique de la réponse est signalé dans Marc '■\ Si l'indication vient de source, Luc a pu l'omettre comme non justifiée par la suite, et Matthieu la trouver déplacée avant le discours des paraboles.
Avant de reproduire les comparaisons, Marc énonce une interro-
1. 25. Etod); (jÏ Ta; èvOuarÎTSiç aùroiv. Le. 17. ajTO; 0£ îîofo; ajT'ov vor^aata.
3. V. 23. "ai r:Gfj7xaÀ£a'â[AcVoç ajxoJ: Èv rapaooÀaïç ïav[vj xjto:;.
704 Lh;S ÉVANGILlvS SY.NOPTIQIES
gation qui nioulre où tentlent les arguments proposés : « Satau peut-il chasser Satan? )/Il ne faut pas traduire : un démon peut-il en chasser un autre? Satan est Satan, et la question n est qu une Façon plus énerg-ique dallîrmerque Satan ne se chasse pas lui-même. L'arg^umentation svippose que les démons sont comme une société organisée sous un seul chef '. Ainsi Ion peut dire que Satan est chassé dans la personne de ses subordonnés, et que ce ne peut être lui qui se persécute de la sorte. L'absurdité de l'hypothèse ressort ensuite des deux paraboles : empire divisé, guerrier vaincu. Dans hi première, Jésus propose lexemple de deux choses dont 1 unité garantit l'existence, et que la division détruit, à savoir ime monarchie et une famille : empire et maison divisés tombent d'eux-mêmes. On lisait sans doute dans la source, comme dans Matthieu et dans Luc : (( Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté -. » Matthieu, entendant peut-être la ruine de la maison au sens matériel, met une ville avant la maison ', bien qu'une ville ne puisse être comparée à l'empire de Satan. Luc '* ramène le second exemple au premier, en représentant les maisons cpii s'effondrent les unes sur les autres dans l'empire dévasté. La conclusion primitive semble néanmoins avoir été gardée dans le troisième Evangile : « Si Satan aussi est divisé contre lui-même, comment subsistera son empire? » Matthieu aura combiné cette question avec celle qui précède la comparaison dans Marc. Celui-ci explique comment Satan se diviserait en se levant contre lui-même; comme il a mis l'interrogation au début, il la supprime maintenant, et, pour ne pas aboutira une simple négation, il ajoute : « et il est à sa lin ». Marc parle toujours de Satan, non de son rojanme, ce qui maintient la comparaison jusqu'au bout, tandis que Matthieu et Luc appliquent à 1 empire de Satan ce quia été dit de tout royaume. La remarque de Luc : « puisque vous dites que je chasse les démons par Beelzeboul », n'est pas autre