JÛLICHER, II
3. JliLicHER, II, 236, le soutient, en s'appuyant sur Mt. 28 ; mais, supposé que ce verset représente une parole de Jésus, il serait bien risqué d'en tirer argument pour l'interprétation d'une autre parole dite dans des circonstances différentes. La formule : otav -o àxâOaprov -v£jri.a ïH'/S-f] à-o xou àv6&w7:ou, est aussi générale que possible. Jésus ne dit pas que, si un démon chassé en ramène sept autres, la situation est pire, il dit que le démon revient.
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guérisons faites par lui était une rechute plus grave '. Gomme il n'établit aucune distinction entre les possédés délivrés par lui et et ceux qui auraient pu être délivrés par d'autres, c'est du côté des possédés qu'il faut chercher le complément d'une assertion qui ne peut avoir été avoir été aussi inconditionnelle qu'elle le paraît. Celui-là seulement sera g'aranti contre le retour du démon et des démons, qui recevra la parole et s attachera à celui qui est plus fort que Satan "-. Par là Jésus pouvait tout à la lois expliquer la rechute de certains malades qu'il avait guéris, et maintenir qu'il chassait les démons par la vertu de Dieu. Mais il a pu dire, il semble avoir aflirmé nettement que l'exorcisme n'avait que des etîets passagers et plutôt nuisibles en ceux qui, débarrassés de leur démon, laissaient leur maison vide et ne la remplissaient pas d'Esprit saint. La place reste libre, et le démon y reviendra. Le discours n'aurait pas g'rande sig-nification si le dang'er de rechute plus g-rave était exceptionnel et n'existait pas pour tous ceux qui, une fois g-uéris, resteraient indifférents à l'Evang'ile.
L'incident de la femme qui loue la mère de Jésus, introduit par Luc entre ce morceau et la déclaration relative au sig-ne de Jonas, est parallèle à ce qu'on lit dans Marc, dans Matthieu et dans un autre endroit du troisième Evangile, touchant la mère et les frères du Sauveur qui demandent à le voir.
1. C'est ce qui paraît incontestable dans l'ai-gumentation de Jûlicher.