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pas y rentrer seul, et il s'en va chercher sept esprits de sa sorte, mais plus méchants que lui: tous ensemble s'installent dans le malheureux homme, plus à plaindre maintenant qu'il n'était pour commencer, quand il n'avait qu'un démon '. Celui-ci a raisonné son intérêt tout comme l'aurait fait un mortel, et il a comparé sa situation au désert avec celle qu'il avait dans le possédé; s'il prend des compagnons, ce n'est pas précisément pour le plaisir de la société, ni povir faire plus de mal avec leur concours, mais pour se mieux garantir contre une nouvelle expulsion "-. L'homme, en etl'et, est ainsi abandonné à cette troupe ennemie sans espoir de salut ; car la question n'est pas de savoir si Dieu pourrait la chasser; le fait est qu'on ne la chassera pas.
De tout temps, les commentateurs se sont efforcés de trouver à ce récit un autre sens que celui qui résulte naturellement de la lettre. Cependant il ne s'agit que d'un possédé; ce possédé a été délivré de son démon; mais, comme le démon se trouvait mieux chez lui qu'au désert, il y est revenu en force ; et le possédé, au lieu de l'être simplement, l'est à la huitième puissance. L'homme est entièrement passif dans cette affaire ; le départ de son démon l'avait délivré : cela ne veut pas dire qu'il fût devenu juste et pieux ; le retour de son démon l'accable : cela ne signifie pas qu'il ait souhaité ce retour, ou qu'il lait préparé par ses péchés. Jésus ne dit rien de sa conduite morale; il parle uniquement de ce que le possédé souffre, et de la façon dont le démon se comporte. Mais l'exemple est-il particulier ou exceptionnel, non ordinaire •^? Rien ne le fait supposer, les termes étant généraux, et le Sauveur disant ce qui arrive à l'homme par le fait des démons, non ce qui arrive à un individu par le fait d'un démon. D'autre part, il est inconcevable que Jésus ait entendu formuler une loi absolue, puisqu'il se serait condamné lui-même en constatant que le résultat fatal des
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