Weizsaeckeiî, Unlersuchungen
2. Me. VI, 3 ; Mt. xiii, 55-56. L'absence de toute allusion aux frères et aux sœurs dans le passage parallèle. Le. iv, 22, ne laisse pas d'être significative.
726 LES ÉVANGILES SYNOPllQLES
est celle du véritable rapport de parenté qui existait entre Jésus et ceux que les Evangiles appellent ses frères et sœurs. A s'en tenir au récit de Marc, on devrait supposer que Jésus, né dans une nombreuse famille, avait des frères et sœurs plus âg-és ou plus jeunes que lui. Mais la question se complique, dans Matthieu et dans Luc, par le fait de la conception virginale. Si Jésus a des frères et des sœurs qui soient vraiment tels, ces frères et sœurs sont nécessairement plus jeunes que lui, qui est le premier né de sa mère. Matthieu et même Luc peuvent s'entendre ainsi, bien que Luc professe plutôt la virginité perpétuelle de Marie K Tertullien a cru que les frères de Jésus étaient aussi véritablement ses frères que Marie était véritablement sa mère ', et il ne semble pas avoir été novateur ou isolé dans cette opinion. Mais Origène, qui la combat et la présente même comme hérétique '■\ a visiblement derrière lui une tradition ancienne et puissante, bien que les témoignages authentiques lui manquent lorsqu'il s'agit de déterminer le rapport des « frères » avec Jésus. Les docteurs de l'Eglise se trouvaient en présence des données évangéliques attribuant des frères au Seigneur, et de la croyance à la virginité de Marie, sans aucune indication sur le rapport qu'il fallait supposer entre « les frères », d'une part, et Jésus avec Marie de l'autre.
La conciliation se fît au moyen de conjectures. Une opinion, qui est restée en faveur chez les Pères grecs, supposait la virginité