‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 606 sur 829 · Opinion de .Uïmcuer, II · texte numérisé non relu

Opinion de .Uïmcuer, II

7. V. 17. £Îia YEvoaÉvri; 6X'''|£w; y\ oi(oy[j.O'j ôià xov Âovov cùO'J; ax.avôaÀt'ÇovTat.

(îciels et d'un jour. Matthieu dit la même chose, au sing-ulier, de « celui », homme ou grain, qui a été semé sur les endroits pierreux. Luc modifie la donnée de Marc, en substituant « le temps de l'épreuve * » à « la persécution qui survient à cause de la parole », comme s'il aimait mieux écarter l'idée de persécution, et en disant, pour être plus aisément compris de ses lecteurs, que « l'on s'éloigne », au lieu de dire qu' « on est scandalisé ». L'idée vague de <( l'épreuve » ou de la « tentation » fait que ce cas ne se disting;ue plus nettement du troisième.

Ceux qui sont semés sur les épines ont écouté la parole et la gardent plus longtemps que les précédents; mais les divers soucis que le monde porte avec lui, et qui sont incompatibles avec un désir sincère du royaume céleste, l'illusion des richesses qui promettent le plaisir et qui préparent la peine, l'ambition des honneurs et d'autres avantag-es terrestres font que la parole et leur foi sont étouffées avant de donner fruit. Matthieu, parlant de « celui qui a été semé sur les épines », omet « les convoitises d'autre sorte "^ ». Luc s'aperçoit que c'est le grain, non l'homme dont on peut dire qu'il est semé, et il écrit : « ce qui tombe sur les épines, ce sont les hommes qui entendent ^ ». Çhétive amélioration, puisque les hommes, au lieu de la parole, sont toujours fig-urés par le grain cpii tombe, et que l'évangéliste, pour garder l'unité de la phrase et la symétrie de ce cas avec les autres, en vient à dire que les hommes eux-mêmes, avançant dans la vie, sont étouffés par les soucis, avant d'arriver à maturité. Il remplace « les convoitises d'autre sorte » par « les plaisirs de la vie '* » .

Page 1