‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 61 sur 829 · Theol. Jahrh. 1843; Nachapost. Zeitalter {I8i · texte numérisé non relu

Theol. Jahrh. 1843; Nachapost. Zeitalter {I8i

8. Kritische Untersuchungen ûber die kanonischen Evangelien, ihr Verhàltnis

A. LoisY. — Les Évangiles synoptiques. 5

tianisnie primitif la composition des l'^vangiles. Leur propos était louable, car ce qui avait manqué jusque-là était l'attention au caractère et à Tobjet de ces livres, que l'on se lig-urait devoir être des biographies complètes de Jésus; mais leur conception du mouvement chrétien étant trop étroite et systématique, leurs conclusions touchant l'origine des Evang-iles furent trop hâtives et se trouvèrent défectueuses. Tout le système de l'école de Tubingue se fondait sur l'antithèse primitive du judéochristianisme et du paulinisme, et sur leur conciliation ultérieure. Aucun des Evangiles n'étant strictement pétrinien ou paulinien, Baur trouvait dans Matthieu, édition revue de l'Evangile des Hébreux, qui circulait sous le nom de Matthieu ou de Pierre, un judéoL'hristianisme tempéré de paulinisme, et dans Luc, aussi dépendant de Matthieu, un paulinisme tempéré de judéochristianisme, Marc, le dernier venu, étant absolument neutre, et la composition des écrits évangéliques étant renvoyée entre 130 et 170. Plusieurs ' se risquèrent à soutenir que l'évangile paulinien de Marcion était antérieur à Luc et lui avait servi de source. Puis il y eut, dans l'école même de Baur, une réaction. Volkmar ^ et Hilgenfeld •' défendirent la priorité de Luc sur Marcion ; le second de ces critiques a défendu également la priorité de Marc à l'égard de Luc '. Le premier ■'

zu einander, ihren Characler iind Ursprung (1847j ; Das Markus-Evançjeliuni nach spinein Ursprung und Character (1851); Das Christenthum tind die christliche Kirche der drei ersten Jahrhiinderte (18o3, -'ISeii).

1. Baur, Sciiwegler, supr. cit.; Ritscul, Das Evangelium Marcion s (1846; Ritschl abandonna bientôt sa thèse et le système de Baur, en reconnaissant la priorité de Marc sur les deux autres Synoptiques. Theol. Jahrh., 1851).

2. Theol. Jahrb., 1851 ; Das Evangelium Marcion s (1830). Ce dernier ouvrage fit abandonner à Baur lui-même la priorité de Marcion.

3. Kritische Untersuchungen liber die Evangelien Juslin's, die cleni. Iloni. und Marc. (1856).

4. Das Marcusevangelium (1850); Die Evangelien nach ihrer Enistehung und geschichtliche Bedeutung, 1854; Einleitung (1875). Depuis 1863, Hilgenfeld rattache Matthieu à une traduction grecque de l'Évangile des Hébreux, non à i'oriwinal araméen. Il plaçait aussi d'abord avant Marc un Evangile de Pierre qu'il a depuis abandonné. Kôstlin, Der Ursprung und die Eomp. der sijn. Evangelien (1833), introduit dans le schéma de Baur les Logia, le proto-Marc, un Évangile de Pierre dérivé de celui-ci, une généalogie judéochrétienne et des traditions galiléennes. Keim, Geschichie Jesu von Nazara (1864, 1867), s'en tient aux conclusions de Baur, en abrégeant la période assignée à la composition des Évangiles.

5. Die Religion Jesu (1857) ; Mnrcus und die Synopsis (1870) ; Jésus Nazarenus (1882). Pfleiderer, Das Urchristenthum (1887), adopte des conclusions analogues à celles de Volckmar ; il fait composer le troisième Évangile au commencement du second siècle, d'après Marc et d'autres sources; le premier

voyait dans Marc révangile du paulinisme ancien, auquel répondit le Matthieu primitif et judéochrétien ; à celui-ci répliqua le paulinisme plus avancé de Luc, dont un judéochrétien d'esprit large sut tirer notre [ireniier Evangile canonique. Volkmar datait de lan 73 le plus ancien évangile ; Hilgenfeld faisait remonter le Matthieu primitif et judéochrétien jusque vers Tan 50, et il ramenait Luc aux environs de lan 100. Il subsistait beaucoup d'incertitude touchant la suite [chronolog-ique et les tendances des évang-élistes. Mais le tort principal de Fécole de Baur était dans la recherche systématique de certaines tendances où n'avait pas été toute la vie du christianisme primitif, ni toute la raison d'être de la littérature évang-élique.

H. Ewald ' opposa aux tubingiens un système compliqué : une première rédaction de l'histoire de Jésus aurait été due à l'évang-éliste Philippe ; puis serait venu le recueil de discours ; de la combinaison des deux serait sorti l'écrit fondamental du second Evangile ; Matthieu aurait connu encore une autre source d'histoire évangélique, et Luc trois autres en plus, où l'histoire prenait une certaine couleur poétique. Meyer ^ retint les grandes lignes de ce système en en laissant tomber les singularités, et il attribua à Marc la connaissance et l'utilisation du recueil de discours. A. Réville •* prit la même position que Gredner, c'est-à-dire l'hypothèse des deux sources, avec la distinction du proto-Marc et du deutéro-Marc. L'hypothèse de Griesbach avait toujours des partisans ^. D'autres "^ préféraient et préfèrent encore maintenir Marc à la place qui

Evangile serait une œuvre harmonistique rédigée d'après Marc, Luc et une source judéochrétienne, peut-être l'Evangile des Hébreux, dans Tintérèt de l'Eglise catholique au temps d'Adrien.

1. Jahrbûcher fur biblische Wissenschaft (depuis 1848 : Dip drei ersten Evanfjelien (1850, 1871).

2. A partir de 1853, dans les éditions de son Kritiah-exeg . Commentaiûber das N. T.

3. Etudes critiques sur l'Evangile de saint Matthieu (1862). L'auteur maintient ses conclusions dans Jésus de Nazareth (1897) : un proto-Marc, plus étendu que le second Evangile, aurait été la source commune des trois Synoptiques, entre 98 et 117; Matthieu et Luc dépendraient en outre des Logia. Weisse, expose l'hypothèse des deux sources, Logia et Marc, dans son Evangelien frage (1856); de même, Guder, dans Herzog, Real-EncycL, IX (1858); Plitt, De compositione evang. syn. 1860); Freitag, Die heiligen Schriften des N'. T. (1861).

4. Bleek, Einleitung (1862); mais cet auteur place avant Matthieu et Luc, pour en expliquer le rapport, un protévangile grec où se trouvaient les récits et discours communs aux deux évangiles, et sans doute aussi une partie de ce qu'ils ont en propre. Delitzsch, Kahnis suivent simplement Griesbach.

5. Les exégètes catholiques Aberle, Bisping, Schanz; les protestants Hengstenberg, Keil, Klostermann.

68 LES ÉVANGILES STNOPTIOtTlS

CC' - À son rang dans le canon ecclésiastique. L"hyp->thèse de la

lra xle gardait et garde les préférences des théologiens qui ont un

intérêt do^matîqae oa apoli^étique à nier tout emploi de sources '. Le> adhésions et les perfectionnements que cette hypothèse a pu recevoir, notamment en Angleterre -, ne l'ont pas rendue plus acceptable.

Les idées de Renan ^ se présentent comme une combinaison assez habile, sinon tout a fait réussie, où la critique historique des tubingiens tempérant l'eségèse mythique de Strauss, se trouve elle-même corrigée par la critique littéraire de Credner et Ihypothèse des deux sources. Les Évangiles sont des • biographies légendaires -. comparables aux ries de Napoléon qu'auraient pu écrire, vers 1S45 ou 1850. d'après leurs souvenirs et sans s'être concertés, trois ou quatre vieux soldats de l'empire ^. Celui qui voudrait ne rien écrire que de certain au sujet du Christ devrait s'en tenir aux lignes générales : « Il a existé. Il était de Nazareth en Galilée. Il prêcha avec charme et laissa dans la mémoire de ses disciple? des aphorismes qui s'y gravèrent profondement. Les deux principaux de ses disciples furent Céphas et Jean, iils de Zébédée. Il excita la haine des Ju::- -. qui parvinrent aie faire mettre à mort par Pontius Pila-

tu- - -teur de Judée. Il fut crucifié hors de la porte de la A-ille.

< »n crut peu après qn^il était ressuscité ^. ^ L'auteur du troisième Évanîdle et des .\ctes est celui que la tradition désigne. Luc. disciple et comç^gnon de Paul '. " Ni pour Matthieu, ni pour Marc, nous n'avons le^ rédactions MT^inales • auxquelles se réfèrent les notices de Papias; > nos deux premiers Evangiles sont des arransrements où l'on a cherché à remplir les lacunes d'un teste par un autre '. • Le troisième Evangile ne

l.Kaîchrenter. Ebrard. Godet. Wickelhaus. SchafF. Westcott. Nôsgen. Sch .. :liqne . D'après Wftzel. Die synoptischen Ezangelien 1S83 . les

Syn - seraient trois rédactions plus ou moins complètes de renseigne-

ment donné par l'apôtre Matthieu. Veit, Die syn. Parallelen und ein aller IV" - - - - ~ Entràtselang mit neuer Begrandang 1897 , s'est efforcé de rajeunir . -? de Gieseler en s'aatorîsant des formes et coutumes de l'enseisncUiciMi râitSjinvjae.

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