I. Cf. Ml. xMi. .n-^s
~. f)pinioii (le Wei.i haï si;n. Ml. 7(1.
■i. V. 20. /.T.'. -aÀ'.v îir.î'/. I.iic emploie laremeiil rràÀ'.v. C.ï. Mr. xui. l.'i, m. ». Opinion de B. Wr.iss. E. '.i~'\.
':'<. V. li'.i. oL'/.Ar^'/ napaioz-v/ ïXi'/.i^'ji-/ aJTO'.:. Cl', s///»/-, p. Tliti. ii. I. Ss. Se. Lai. /{ mt In seideinent aXÀv, na^ijoÀr!.
772 LES KVA>'(JILKS SY.NOPTKJUKS
fable est des plus simples. Une ménagère prend mi peu de levain et le mêle à trois mesures de farine, pour faire lever sa pâte, et ce peu de levain que la femme n a caché » dans cette masse de farine la fait fermenter toute entière '. Les trois mesures ^, un peu plus de vingt litres, doivent représenter la quantité que l'on avait coutume de pétrir en une fois pour les besoins dun ménage, et n'ont aucune signification allégorique. La comparaison peut être en rapport avec un proverbe analogue à celui que cite saint Paul ' ; mais aucun sens fâcheux '* ne s attache ici à l'idée du levain.
Quoique les évangélistes, et surtout Matthieu ', aient pu entendre allégoriquement la parabole, le sens primitif de l'application pourrait être le même que pour la parabole du Sénevé : Jésus fait valoir le contraste d'une cause chétive en apparence, et d'un petit commencement, avec un grand résultat. On tomberait dans l'allégorie en voyant figurées dans la parabole du vSénevé la puissance extensi\ e du royaume, et dans la parabole du Levain sa force intensive, sa puissance de transformation, qui surmcniteront toutes les difficultés ''. Nonobstant l'humilité de ses débuts, car il n'est pas question d'obstacles, le royaume viendra dans sa grandeur et dans sa gloire. Le Christ ne veut rien enseigner de plus ; il ne dit pas si le royaume est pour les Juifs ou pour les Gentils; il ne s'arrête pas davantage à faire ressortir la nécessité d'un intervalle et d'un développement progressif entre le début et la consommation du loyaume. Il faut avouer néanmoins que l'interprétation eschatologique ne s'impose ])as : pour Matthieu, les disciples de l'Evangile sont le levain de l'humanité, comme ils sont « le sel de la terre », et « la lumière du monde ^ » ; l'action du levain pourrait signifier la ditfusion du chris-
l. ï'-yç o'j iÇu(j.'.')Orj oÀov. La leçon 'ij'^'<)()f^ il), Blass , dans Le. 21, marquerait l'intention de la femme, en elTaçant l'idée, qui importe au léciL d'un interralle entre le mélange i^u levain avec la pâte et le résultat final de la fei'mentalion : iÇojjiwOrj correspond à h^iv^-o v.ç osvooov, ^ . 19 .Iui.icheu, 11, .")7S . Plusieurs mc»^. latins ont : '< in farinam >i dans Le. 21, sans indication de mesure.
2. Suggérées peut-être par Gkn. xviii, fi. Wki.luaitskn, \lf. 70.