‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 617 sur 829 · I.KS PAKAItOLES · texte numérisé non relu

I.KS PAKAItOLES

tçrain, la même antithèse existe chez lui entre le sénevé à l'état de grain semé, et le sénevé à l'état d'arbre où les oiseaux s abritent. Il est probable que lés évang-élistes entendent allég-oriquement tout ou partie de la parabole ; que Matthieu voit dans le semeur Jésus, dans le champ du monde ', dans le sénevé la société chrétienne, dans les oiseaux les convertis de toute nation : que Marc insiste sur la petitesse de la semence, parce qu il songe à l'état précaire du royaume dans le présent : enfin que Luc pense à la diffusion de l'Evangile parmi les Gentils. Mais, dans la parabole, ce peut être Tavènenient du royaume, non la communauté chrétienne, ({ui est comparé au développement extraordinaire du sénevé, et la parabole ne tend pas nécessairement à faire valoir la rapide expansion du christianisme -, ce qui serait un argument contre son authenticité, mais à écarter le doute que l'humble commencement de l'Evangile pourrait faire naître contre st)n accomplissement dans le royaume.

Matth. xui. '.va. Il leur dit une Lrc.xiii.'JO. I{l il dit eiieore : « A jintre parabole : < Le roy;iume des quoi l'iimparerai-je le royaume de lieux est i-oniparable à du levain f)ieu?II est (■<)nipaiid)le à du levain qu'une femme prend \univ le pétrir qu'une femme prend pour le pétrir avec trois mesures de farine, jus- avec trois mesures de farine, jusqu'à qu'à ce que le ferment soit répandu ee que le ferment soit répandu parpartout. " tout. "

Si courte qu elle soit, la parabole du Levain apparaît comme un morceau complet en lui-même et rédigé d'abord comme tel. Luc a j)u prendre dans la source les mots : « Et il dit encore •' », qui servent à rattacher cette parabole à la précédente, comme ayant été dite dans la même occasion. Le préambule de l'apologue en atteste l'indépendance primitive : car la question est oratoire et n'accuse pas l'intention de fortifier la thèse énoncée dans la parabole du Sénevé ^. Gomme précédemment, Matthieu substitue à cet exorde une formule d'introduction un peu plus longue que d'ordinaire ''. La

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