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4. Lukas der Arzt, der Verfasser des driltens Evangeliums und der Apostelgeschichte (1906). Voir les remarques de Schurer, Theologische Literaturzeiiung, 7 juillet 1906.
pourrait plus être déterminée, et pourrait même être supposée tout à fait nulle, si Marc ne nous avait été conservé.
D'après T. Zahn ', Matthieu aurait écrit son évangile en araméen, Tan 61 ; Marc, écrivant le sien avant la mort de Pierre, pour ne le publier qu'après, aurait utilisé ce Matthieu sémitique ; en revanche. Fauteur de la traduction canonique se serait servi du second Evangile, en sorte que Marc dépendrait du Matthieu araméen pour le fond, et notre Matthieu grec dépendrait de Marc pour la forme. Le troisième Evangile aurait été écrit vers Tan 75, d'après Marc ; ce que Luc a de commun avec Matthieu viendrait de la tradition orale, où ALitthieu a puisé directement, et Luc peut-être médiatement, par les sources qu'il vise avec Marc, dans son prologue; la même hypothèse s'appliquerait aux parties propres à Luc. Système artificiel et compliqué. Il parait impossible d'admettre que notre premier Évangile soit une traduction ; inconcevable que Marc ait voulu écrire un évangile beaucoup moins complet que sa source ; invraisemblable que Luc ne dépende pas, en général, de sources écrites, et, ])our les parties qui lui sont communes avec Matthieu, d'une source qui n'est pas le premier Evangile, mais que le rédacteur de celui-ci a exploitée à sa façon, comme Luc lui-même.
Dans une étude fort bien conduite, P. W'ernle - a exposé le rapport des trois Synoptiques et tâché de l'expliquer. Luc a connu Marc et l'a pris pour base de son propre récit, en modifiant profondément le style de sa source, en en interprétant les détails, rarement en le combinant avec d'autres documents. L'exemplaire de Marc sur lequel a travaillé Luc n'avait pas de finale. Matthieu et Luc dépendent de Marc pour les récits qu'ils ont en commun, et, pour les discours, d'une source qui ne s'est pas conservée. Luc s'est approprié le contenu de cette source en en corrigeant le style, comme il a fait pour Marc, en ajoutant de son propre fonds certaines indications pour le cadre historique, en élaguant dans les discours mêmes ce qui ne convenait plus à son temps, et en faisant ressortir les mérites de la pauvreté et de la bienfaisance. Il a encore utilisé d'autres sources qui lui ont fourni quantité d'anecdotes, de sentences, de paraboles ; la liberté avec laquelle ces matériaux ont été traités ne permet pas de reconstituer les documents d'oii ils proviennent. Le premier Evangile a été composé en grec, d'après Marc et la source principale des discours de Luc ; l'auteur a retouché le style de Marc, moins pourtant dans les discours que dans les récits, et il l'a souvent commenté et complété ; généralement il a mieux gardé que Luc le texte des discours qu'il a en commun avec le troisième Evangile, il a emprunté à la tradition écrite