B. Wkiss, J//f.9ti
A NA/AHKTH 833
revu. 11 venait certainement à Nazareth pour prèchei". ne voulant pas refuser k son pays le bienfait de l'Evang-ile. 11 est tout naturel que Marc appelle Nazareth « la patrie ' <> de Jésus, puisqu'il n"a point parlé de Bethléem. Matthieu- suit Marc, sans penser que le lecteur pourrait trouver là une équivoque, à cause des récits de Tenfance : pour le rédacteur du premier Evang-ile, Nazareth est le pays où Joseph s était fixé après le retour en Egypte, et où il avait exercé son métier de charpentier ; c'est la patrie de Jésus parce (ju'il y a (' été élevé >>, comme Luc-^ aura soin de le dire, pour éviter toute méprise, et se mettre d'accord avec son récit delà naissance à Bethléem. On se rappelle que Matthieu '^ a déjà ramené ou semblé ramener Jésus à Nazareth, au début de .sa prédication, avant de le conduire à (^apharnaùm.
Les habitants de Nazareth ne témoignent pas autouide leur compatriote le même empressement que les riverains du lac. Jésus doit attendre, pour prêcher, que le sabbat lui en fournisse l'occasion naturelle. Ni Marc, ni Matthieu n'ont de renseig-nements particuliers sur la prédication qu'il tit en cette circonstance. Ils observent seulement que ses concitoyens furent très étonnés de 1 entendre. La surprise chez eux faisait tort à l'admiration. Comment un homme de si bas lieu peut-il si bien parler? se disaient-ils. Si encore c'était un rabbin I Et cf)mment se fait-il qu'il soit si savant, n'ayant jamais fréfp.ienté les docteurs, ni peut-être aucune école '? Et que signifient tous ces miracles, vraiment extraoï'dinaires, que l'on raconte de lui? Ce nest pourtant ({u'un charpentier. C'est le fils de Marie, le frèi'e de tel et tel ; ses sœurs sont dans le pays : tout le monde connail sa parenté ''.
t. Cf. siipr. p. KM. ti. A.