‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 688 sur 829 · II Hois. v · texte numérisé non relu

II Hois. v

des Rois ^. Luc et 1 Epître de Jacques • disent trois ans et six mois. Sans doute les six mois n'ont pas été ajoutés par simple réflexion sur lo récit des Rois pour en commenter les indications ^, en comptant, par exemple, six mois avant le dépari pour Sarepta, ou six mois après les trois ans de séjour à Sarepta et avant le retour de la pluie : ces combinaisons ne sont pas autorisées par le texte. On a supposé avec plus de raison que trois ans et demi étaient un terme choisi avec intention, comme propre à désigner un temps de malheur ; c'est la moitié de sept, le nombre parfait, et Ton voit, en efl'et, dans Daniel ' et dans l'Apocalypse'', que le temps messianique, non le temps oîi doit se produire le règ-ne du Messie, mais le temps d'atïliction qui le prépare immédiatement, est de trois ans et demi, c'est-à-dire une demi-semaine d'années. Étant donné le symbolisme général de cette péricope, et le caractère probablement allégorique des trois ans et demi, ce ne doit pas être pour rien que Luc marque le chiftVe. Et n'est-il pas vrai qu'une grande famine règne en Israël et dans le monde, pendant que le nouvel Elie, le Christ de la prédication apostolique, est chez la veuve de Sarepta, c est-k-dire que l'Eglise se recrute sous la peisécution parmi les Gentils ''?

La conclusion du récit est purement symbolique, et, si elle était historique, elle condamnerait Marc. Il est clair que le troisième Évangile corrige sciemment le défaut de miracles par une manifestation de la puissance divine qui est beaucoup plus extraordinaire que les guérisons. Mais cette manifestation a sa réalité ailleurs qu'à Nazareth. Blessés de ces comparaisons qui ne les mettent pas seulement au-dessous des habitants de Capharnaûm. mais leur annoncent leur réprobation au profit des païens, les concitoyens de Jésus le poursuivent hors de la ville, avec l'intention de le préci-

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