ScHANz, Mt
4. V. ll.o-av oî stayÉC'os'.v j;j.à; ir.: -à; ajvayjoyàç (ceci correspond à Mr. 17 b) /.aï Tàç àp"/x; /.a! Tac içojji'a; i Mt. 18), ar, [jLSp'.ixvrîariTî ;to)î îq (Ss. ici et dans Mt. 19 omet -(Ti; r)) -i %r.Q\o-'j\-3i,^Hi /-X. DL, lat. k. omettent (homéoteleuton) ce qui suit dans Mr, 19 : ôo6ria£Tai --as j;j.'.v Èv ixjtvTjXT; o'ipa t: ÀaÀi^''jr|T£.
5. V. 20. oj yàp OtAî'-ç iaTc 'A XaÀojvT:;, àX/.à to nv£0;j.a toO -a-rpo; j-j-'ov to ÀaXoGv i/ jfxtv. Le. 12, résume Mt. 19 /j-20.
H. V. 10. Cf. supr. pp. 710-713.
A. Loisv. — Les Evancfiles synoplicfiies. 5fi
<S82 LES KVANGILES SYNOPTIQUES
est à croire que Luc, aussi bien que Matthieu, avait trouvé cet avertissement avant la sentence relative au secret qui doit être connu, mais que le cadre qu'il a créé pour le discours, et la mention de l'hypocrisie des pharisiens ' l'ont induit à faire une transposition; il oppose à l'hypocrisie pharisaïque le secret qui doit être connu, suit la source jusqu'à l'endroit où il est question de ceux qvii ont renié Jésus, et, afin de rejoindre ce qui est dit de l'Esprit qui assistera les disciples, parle du blasphème contre le Saint-Esprit, péché qui est une fa(,^on de nier le Christ. L'évangéliste n"a pas eu souci de l'incohérence qu'il introduisait dans le discours en disant que le Sauveur renierait devant les anges celui qui le renierait devant les hommes, et en ajoutant, immédiatement après, que le blasphème contre le Fils de l'homme était un péché rémissible. La contradiction n'existait pas dans sa pensée, parce que ceux qui, ayant à confesser Jésus, le renient, ne sont pas les mêmes que ceux qui parlent contre le Fils de l'homme et qui blasphèment contre le Saint-Esprit. Le chrétien renégat sera renié: le païen qui blasphème Jésus sans le connaitre pourra être pardonné : le Juif incrt'-dule et dénonciateur du chrétien sera condamné sans rémission.
L'hostilité ne viendra pas que des étrangers, et la persécution aura d'autres agents que les représentants de l'ordre social et politique. Les disciples de l'Evangile seront livrésaux tribunaux parles membres de leur famille et par leurs propres enfants, c'est-à-dire par ceux à qui on peut le moins cacher la foi que l'on professe et la religion que l'on pratique. C'est ainsi (jue les plus proches parents viendront témoigner ooiitre un des leurs et j)i*ovo(|uer sa condamiiation à mort •'. Entin la haine de tous poursuivra les disciples partout et de toutes les façons, à cause de leur Maitre, c'est-à-dire en tant que fidèles du Christ Jésus. Il n'y aura pas lieu pourtant de se décourager, parce que le temps de l'épreuve sera limité. Celui qui sera inébranlable dans sa foi et dans la confession du nom du Seigneur échappera, pour finir, aux tribulations, et il n'aura pas à redouter le jugement de Dieu. Non seulemeni ces avertisssements ont été anticipés par le rédacteur du premier Evangile, mais, sous la forme qu'ils ont prise, ils semblent accuser l'expérience des persécutions qu'ont eu à subir les chrétiens de l'âge apostolique ■'.