Mt. 40. ô osyoaevo; Oaaç i[ji£ or/£Tai zxX
4. Ou de la tradition. Wernle, 181, observe que Matthieu serait plutôt dis-
A. Loisv. — Les Evangiles synoptiques. 57
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veut la compléter ; mais elle en rétrécit beaucoup la signification, et introduit, en ce qui concerne la mesure de récompense, une idée nouvelle, fort discutable si on voulait la prendre à larig'ueur. Recevoir un prophète comme prophète n'est pas la même chose que recevoir un apôtre au nom de Jésus, et mériter la faveur de Dieu, parce qu'on reçoit son envoyé, n'est pas la même chose que mériter au ciel la place du prophète à qui on a donné l'hospitalité sur la terre. En parlant des prophètes et des justes, Matthieu imite le langage de l'Ancien Testament, mais on avouera que Jésus lui-même n'aurait pu en viser les personnages sans tomhei' dans la théorie abstraite, et que l'évangéliste ne pense pas réellement à eux. Matthieu se représente les apôtres comme tenant maintenant la place des prophètes anciens ; il connaît aussi, dans les communautés chrétiennes, des prophètes et de saints hommes qui prennent rang à côté des missionnaires ; il a voulu leur faire une place, et, pour compléter son énumération, il est allé chercher dans Marc la parole sur le verre d'eau fraîche donné u aux petits ». Par ce moyen, les principales catégories de chi-étîens sont représentées : apôtres, prophètes, parfaits, simples fidèles. Celui qui reçoit un propliète parce que c'est un prophète, un homme de Dieu, et non pour des raisons qui n'ont rien à voir avec sa qualité. " obtiendra récompense de prophète >i \ c'est-à-dire la même récompense que s'il était prophète lui-même. Celui qui reçoit un juste, c'est-à-dire un de ceux qui sviivent l'idéal de perfection tracé par le Christ, et dont la masse des croyants s'est montrée dès l'abord incapable, recevra récompense de juste, comme s'il était juste lui-même. La justice que Téviingéliste a en vue n'est pas celle des patriarches, mais bien celle qui <( l'emporte sur la justice des scribes et des pharisiens » -'. Dans le premier cas, on peut dire que le mérite ne s'attache pas à lu dignité de la fonction, mais à la manière dont on s'en acquitte : celui qui reçoit dignement le prophète accomplit son devoir aussi bien que le prophète tidèle à l'esprit qui l'éclairé. Dans le second cas,
posé à prémunir ses lecleurs conti"e les faux prophètes i vu, l")-22), el que Mr. il, peut avoir été dans la source sans èlre pour cela parole du Sauveur.
1. V. 41. [j.i'jÔov KpoziTi-ou Àrj[j.'|cTX'.. La promesse n"a de sens ([ue par ra|)porl à la récompense éternelle; par conséquent le rapport avec le [)rinfi|)»' énoiicé au V. 10 (HoLTZMANN, 2.36) est purement extérieur et accidentel.