‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 736 sur 829 · Cf. Me. V, 2t · texte numérisé non relu

Cf. Me. V, 2t

nouveaux prédicateurs rendent compte à Jésus de tout ce qu'ils ont fait, et de la manière dont ils ont prêché; ils racontent où et comment ils ont annoncé rÉvangile, et combien ils ont opéré de guérisons miraculeuses. Après cette fournée, qui n'a pas été exempte de fatigue, ils ont besoin de repos : leur Maître se décide à les emmener avec lui dans un endroit solitaire, où ils pourront échapper à l'empressement de la foule '. Car l'affluence était la même qu'aux premiers temps du séjoin^ à Gapharnaùm. et la troupe évangélique, bien loin de trouver quelque relâche, n'avait pas même le loisir de prendre tranquillement un peu de nourriture '. Afin de se soustraire au g-rand nombre des allants et venants, il paraissait indispensable de quitter la rive occidentable du lac, et de passer à la rive orientale, comme on l'avait déjà fait une fois, pour aller k Gérasa '. Luc résume ces données de Marc, en omettant ce qui est dit de la fatigue des apôtres et du souci qu'en prend le Sauveur. Ces détails ont pu lui sembler de médiocre intérêt ; il les néglige d'autant plus volontiers qu'il a une autre histoire de retour cjui ferait aisément double emploi avec celle-ci.

Luc, x, 17. Et les soixanle-douze revinrent avec joie, disant : " Seigneur, les démons mêmes nous sont assujettis par ton nom. » tH. ICt il leur dit : " Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair. 19. V^oici que je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents, les scorpions, el sur toute la puissance de Tennemi, et elle ne vous nuira en rien. '20. Cependant ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont assujettis; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux. »

Ce morceau, qui n'a pas de parallèle dans les deux autres Synoptiques , est en rapport avec l'introduction du discours aux Soixante-douze. Les disciples semblent tout surpris du pouvoir Cju'ils exercent sur les démons. Us n'avaient pourtant pas lieu d'en être étonnés, puisque le discours qui précède leur attribuait la faculté de guérir les malades en général ''. Il y aurait bien de la subtilité à penser qu'ils jugeaient les cas de possession proprement

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