‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 738 sur 829 · I. S.;iiAN/.. Lk. un. n. Wkiss, e. w.k · texte numérisé non relu

I. S.;iiAN/.. Lk. un. n. Wkiss, e. w.k

i. Cr. i\. I : Acr. vm. '»^-8.

;{. 1 ( '.on. NUI. I .

i. \ . IS. ^Ojf'io'jjv T'Jv jaTavàv <'•>; àoTca—ï,'/ ï/. ~o\j o'joavoj T.iiiVr.'J..

"). HOLTZM.VNX, 35'J.

«1. V. i:; \iiupr. ]). 87S. i;r. is. mv. \-i.

ÎHIi LES ÉVANdll.KS SVNOPTlQUEîS

douze. Seraient-ce donc les disciples, et non Jésus lui-même, qui auraient mis fin au règne de Satan? On brise la perspective de Luc, sans rencontrer la vraisemblance historique, lorsqu'on suppose que le]Christ fait allusion à un fait personnel antérieur à la mission des disciples, à une vision qu'il aurait eue au début de son ministère, par exemple à la scène de la tentation K Si Tévangéliste avait eu cette idée, il l'aurait exprimée autrement. Et comme il n'est pas croyable que Jésus ait attribué seulement aux Soixante-douze la destruction de la puissance de Satan, on doit penser que la vision dont il s'ag-it, bien qu'elle semble se rapporter aux exorcismes pratiqués parles Soixante-douze, se réfère en réalité à l'aA'enir, comme la mission des disciples. La pensée du narrateur se porte au fond vers le triomphe de l'Evangile dans le monde, par la prédication chrétienne -, sans qu'on puisse dire si cette défaite, principalement morale, est figurée par l'image apocalyptique du Dragon précipité des cieux -^ ou bien si l'image ne représente pas, en même temps, un dernier combat dans les hauteurs, qui préluderait dans le ciel au règne du Christ, comme les succès de l'Evangile y préludent siu' la terre. L'image a le même objet que la demande des /ébédéïdes, un peu plus haut ' ; il doit y avoir parenté d'origine entre les deux passages évangéliques.

Les disciples sont supposés jouir d'un pouvoir qui appartient à leur Maître, en vertu de sa vocation providentielle, et qu'ils exercent en son nom. C'est lui qui le leur a donné. Celte particvilarité étrange, d un pouvoii' qui ain-ait été attribué aux Soixante-douze sans qu'ils en fussent avertis, s'explique par le fait que les Soixante-douze n'ont pas été historiquement en rapport avec Jésus. Ils n'en sont pas moins devenus plus forts que Satan et que tous les êtres malfaisants qui sont en quelque sorte les agents et les auxiliaires de la puissance du mal. Rien n'autorise à voir, dans les serpents et les scorpions, des termes symboliques représentant les démons. Ces animaux dangereux appartiennent, comme les esprits mauvais, à ce

Page 1