‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 740 sur 829 · Le. IX, r · texte numérisé non relu

Le. IX, r

(jue le Sauveur appelle >< la puissance de l'ennemi ' », c est-k-dire l'armée de Satan. Il n'est pas indifférent de noter que ce passag-e et la parabole de l'Ivraie, dans Matthieu -'. son! les seuls endroits de l'Évangile oii Satan est dit « l'ennemi ». L'immunité des disciples relativement aux bêtes venimeuses est signalée dans la finale deutérocanonique de Marc '. L'idée s'est fait jour dans la tradition, mais il est peu probable qu'elle remonte jusqu'à Jésus, Si extraordinaires que soient les pouvoirs conférés aux disciples, l'évangéliste tient à H dire que ceux-ci ne doivent pas s'en glorifier ni même en concevoir une joie particulière, car lu faculté de chasser les démons ne leur est pas ocirovée à cause de leurs mérites ni pour eux-mêmes, mais en vue de leur ministère, et pour la recommandation de lEvang-ile. Ce qui est pom' eux le ^ rai bien, c'est ([u'ils auront part à la vie éternelle dans le rovaumede Dieu; ils sont inscrits au livre des prédestinés. L Ancien Teslameiil parle du livre des vivants; Dieu en efface les noms des pécheurs, pour les abandonner à la mort \ La littéialuie aj)ocal\ ptique connaît deux livi'es, celui de la vie, où sont inscrits les justes, et celui de la mort et de la damnation, où sont inscrits les pécheurs '.

Dans la source d'où vient U> discours aux Soixante-douze, ce n'étaient pas les disciples (|ui revenaient joyeux; c'était le Sauveur qui se réjouissait en a[)prenant ce qu'ils avaient fait, et ses paroles d action de grâces sont comme une seconde impression qui ne supj)ose pas celle c[u on vient de voir. Les mêmes paroles se rencontrent dans Matthieu, détachées du discours de mission.

Mattii. \i. •*.'). i'^n ce l('in|)s-l;i. Luc. \, 21. A cette heure, il Ires- .lésus, prenant hi parole, dit : o ,1e saillit de joie par fraction de) l'Esté rends grâces. Père, seigneur du pi'it Saint, et il dit : " Je te rends eiel et de la lenc. de ce (pie tu ;is urPic^^.s. Père, seij^neur du ciel et de

t. V. IV). x.a-. =-.': -xi7.'i -.!]•/ oJva;j.'.v toi i/Ocou. Dans la proposition suivante: y.aî oùSèv ùui: où ar, y.<ny.-r\ai<.. le sujet peut être oùoev, représentant -àia oùva;x'.ç, ou bien ojvaatç, ojoev étant complément. Cf. Me. xvi, 15-18.

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