‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 742 sur 829 · Cf. supr, p · texte numérisé non relu

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2. y. 21. îv aÙT^ TTj f'ipx (formule équivalente à iv è/.c;'vw -<o y.a'.po), de Mt. 21) : dans Matthieu la formule supplée les indications de la source touchant le retour des apôtres; dans Luc, elle marque le retour à la source, après les vv. 17-20) T;Y7.Àl'.ocaa-:o Tf|> t.vzÛ[x'xt: t(o i'^it» zat zlr.v/. On devine pourquoi certains témoins ont voulu lire seulement Tfo -'/£Jij.xti.

LA MISSION UES UISf.IPLKS 907

avant les prières d'Elisabeth, de Zacharie, de Sintiéon '. Il est vrai que les conditions sont analog-iies, non seulement pour le début, qui ressemble à celui d'un psaume, mais pour la suite du discours, qui, nonobstant la nature un peu abstraite de son contenu, imite le rythme des cantiques.

Jésus loue le Père, dont la volonté règle tout ce qui s accomplit au ciel et sur la terre, de ce qu'il a confondu l'orgueil des sages de ce monde en les abandonnant à leur aveuglement, qui les rend incapables de comprendre la vérité de l'Evangile, et de ce qu'il a ainsi favorisé les pauvres et les ignorants, qui ont reçu avec empressement, dans l'humilité de leur esprit et la simplicité de leur cœur, le message du salut -' Les choses cachées aux savants et révélées aux petits ne peuvent être ni l'inscription des disciples au livre de vie '. ni le châtiment des villes incrédules '. ni le succès de la mission des Douze ou des Soixante-douze, mais la vérité de l'Evangile. Si donc la parole du Sauveur peut se placer naturellement après le retour des Douze, elle n'a aucun lien nécessaire avec cette circonstance. Le sentiment qu'elle exprime n'a rien que de conforme à l'esprit de Jésus ', la conclusion : « oui. Père, parce qu'il ta plu '' ainsi ». où l'on ne peut supposer aucune intention du rédacteur, seml)lerait en contirmer l'authenticité. Cependant le fond même et la construction rythmique du passage inviteraient plutôt à y voir l'œuvre d un prophète chrétien, parlant au nom du Christ, dans le

I. Ci". I. i-l, 07 : II, 27-2S: snjn-. \>\>. 2".t:. ;i|(t, 3:i(i.

i. Mr. 2.'i Le. 21).

;?oaoÀOYO'j;xa'. lo:. T.i.-.iy, Y.jy.i to2 ojoavoO v.r: Tr,; '^f^z, ')-'. iv.yyhxi iLu':. aTriy.sj'ia;) -.■j.\j-.v. 7.-6 70ç.wv /.ai TJVcTfov, y.y.'. x-iy.7.\jjy.z y.'j-'-j. •ri~.'.'j\t'

2t». vai, 0 naTrjp, ot'. ojt'.^ç rjoozia iyivîTo £|jt.-;oaOi/ zvj. InKNKK, Ihn'r. I, l;i. 2 : ojà 0 r:aTT,ç. 'j.ryj, on ku.-poaOiv aoy jùoo/.ta èyivcTO.

Les petits, vTinîoi, sont les ignorants d'EccLi. li, 2.3; cf. infr. \). '.'13, ii. :i.

■{. O qui serait indiqué par le contexte de Lr:. 20.

i-. Ce qui résulterait de la combinaison rédactionnelle dans Mr. xi, 20-.'}0.

5. Mais le vocabulaire est plutôt celui de Paul; cf. I Cor. i, i8-Fii, 1.

(î. Littéralement : *< il a été plaisir devant loi ». Cf. Mt. xviii, 14. Tournure rabbinique, pour ne pas attribuer directement une volonté à Dieu Dalman, I, 173). Le V. 2(1 peut s'entendre comme confirmation du fait indiqué v. 25, oti équivalant à « car », ou bien comme confirmation de la louange, le second orétant coordonné à celui du v. 2!1, et dépendant aussi de l;oaoÀoYOjaa'..

style des psaumes et des prophètes de l'Ancien Testament '.

La suite est d'un autre ton et se rapporte à un autre objet. Ce n'est rien moins qu'une prière. On dirait plutôt une apologie indirecte de la foi que les simples ont accordée à la prédication évangélique, une recommandation du Christ lui-même, qui se définirait devant ses disciples pour faire valoir son autorité, une théorie de la révélation chrétienne, qui serait aussi une christologie. Sans transition aucune -, le Christ qui parlait à son Père, parle maintenant de lui-même. L'unité apparente du.discours résulte de ce qu'il s'agit toujours d'une doxologie. et le rythme est celui du morceau précédent '; mais le rapport de la doxolog-ie personnelle avec la doxolog-ie divine est plus facile u comprendi-e au point de vue des évang-élistes cjuau point de vue de Jésus. 11 est sous-entendu que si les humbles croyants sont instruits des choses divines, c'est que Jésus les leur a apprises, et que Jésus a pu les leur enseignei' sûrement, tenant sa science du Père céleste.

(' Toutes les choses » dont Jésus a ve\;u du Père la comnmnication sont, au moins en première ligne et dans la pensée des évangélistes, les choses qui ont été cachées aux sages et i-évélées aux petits, c'est-à-dire l'économie providentielle du salut. Cette participation à la science de Dieu ne va pas sans une participation ;i sa puissance, attendu que Jésus est chargé d'opérer, non seidement d'annoncer le salut du inonde, et la réciprocité de connaissance entre ic Père et le Fils, quand même elle n'inqjliquerait pas encore toulc la métaphysic[ue du dogme trinitaire '. n'en implique

1. Cf. Ps. CXI, t: vm, ^< ; XIX. S; is. xxix. 14: mais siirtoul Eccii. i.i 'voii' infr. p. 913, ii. 3).

2. Plusieurs témoins de Luc oui. au commencement du v. 22, la notice : y.xl arpaçEt; 7:po: ToJ; iLct^r^zoLi eI;ï£v. Comme N BDI^, etc. n'ont pas cette notice, el qu'elle double fâcheusement celle ((u"ou lit au délxit du v. 23, on admet ^énéralemenl qu'elle n'est pas auliientique au v. 22. L'évangéliste n'a dû l'écrire qu'une fois, mais elle serait aussi bien, peut-être mieux, au commencement du V. 22, et telle pouvait être d'aboid sa place, non dans la source, où elle n'existait pas. mais dans Luc.

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