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puisse très bien se rapporter aux deux propositions précédentes, à la connaissance du Père et du Fils, communiquée par Jésus '. Le rôle du Christ comme révélateur a plus de relief que dans la leçon commune, et la relation du Père et du Fils est moins accentuée dans le sens métaphysique. De part et d'autre le Christ est conçu comme médiateur unique de la révélation divine, et, en tout cas, la parole ressemble plus à une profession de foi chrétienne qu'à un enseio-nement du Sauveur. 11 peut y avoir quelque témérité à vouloir prouver par ce passao;e - que la conscience de la filiation divine a précédé historiquement, ou conditionné log-iquement en Jésus celle de sa vocation messianique.
Après cette déclaration, dont le texte est à peu près identique chez Matthieu et chez Luc. les deux évangélistes se séparent, le premier ajoutant un appel du Sauveur, qui est ou qui semble d'abord sans parallèle, le second amenant une parole de félicitation que Matthieu a introduite dans le discours des paraboles, où elle n est certainement pas à sa place.
Luc, X, 23. El se tournant vers Matth. \iii. 16. « Mais heureux
ses disciples en particulier, il dit : vos veux, parce qu'ils voient, et
« Heureux les yeux qui voient ce vos oreilles, parce quelles enten-
que vous voyez ! "24. Car je vous dent! 17. Car je vous dis en vérité
dis que beaucoup de prophètes [et que beaucoup de prophètes et de
de rois j ont désiré voii- ce que vous justes ont désiré voïv ce que vous
voyez, et ne l'ont pas vu, entendre voyez, et ne l'ont pas vu, entendre
<;e que vous entendez, et ne l'ont ce que vous entendez, et ne l'ont
pas entendu. » pas entendu, o)
Luc veut orienter son lecteur et atténuer les chang*ements qui se produisent dans la forme du discours : pour commencer, Jésus parlait à Dieu ; puis il a fait une déclaration générale qui plane entre ciel et terre, sans être adressée à un auditoire déterminé ; voici maintenant inie apostrophe qui ne convient qu'à des témoins bienveillants. ()n suppose naturellement que ce sont les disciples. Dans
i. 11 est possible cependant ([ue la finale : '< et celui à qui le Fils révèle ", se rattache plus naturellement à la proposition précédente, si c'est le Fils, et non le Père, qui est sujet de celle-ci. Irénée, qui a les deux leçons, blâme en un endroit les Marcosiens de suivre la variante, que lui-même adopte ailleurs. Voir flaer. IV, 1 1, 1, 2, 5 ; I, 13, 2. Cf. Merx, II, i, 199-203.