XXIII, V, aiipr. cil
LA MISSION l)i:S DISCIPLES 9lo
l'humanité de ce fardeau tlaiii^ereux, il ne souhaite rien tant que d'v réussir. Pour cela, il sufiit que les lîomnies échangent leur fardeau poui- son jouj<-, non le joug qu'il porte, mais celui qu'il impose, c'est-à-dire qu'ils deviennent ses disciples et observent ses préceptes. La métaphore du joug est employée dans le style rabhinique ' j)our signifier la discipline morale de la Loi. Le joug de Jésus est donc la justice chrétienne, telle qu'elle est décrite, par exemple, dans le discours sur la montagne. Jésus en est à la fois le législateur et le modèle ; il prêche et il a pratiqué la mansuétude et l'humilité du cœur. On s'instruit en l'écoutant, on sera parfait en l'imitant. La traduction : < Apprenez de moi que je suis doux », est moins autorisée par le contexte que : <( Réglez-vous sur moi. parce que je suis doux - », car elle introduit une idée nouvelle au lieu de l'explication que l'on attend pour justifier le précepte ; « pi'enez mon joug », et la promesse : '< vous trouverez du repos ». Instruits par la parole et l'exemple de Jésus à pratiquer comme lui la douceur et l'humilité, les croyants trouveront la paix à laquelle aspirent leurs âmes épuisées, et ils éprouveront que le joug sous lequel ils se sont inclinés est doux à supporter \ que le fardeau inqîosé par le Sauveur à ses disciples est léger. Tout est facile à ceux qui l'aiment. Mais il ne garantit rien aux orgueilleux : il n"a rien à donner à ceux qui se croient justes, comme il ne révèle rien à ceux qui se croient sages '.