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9o8 LES ÉVAMilLES SVXOPTIOUKS
artifice de rédaction pour amener une explication jug-ée nécessaire. Cette hypothèse est d'autant plus admissible que l'explication donnée présente le caractère homilétique déjà constaté dans l'interprétation du Semeur • .
Quoi qu'il en soit, les paroles que Jésus est censé adresser au peuple -, et qui constituent une partie essentielle de sa réponse, tendent à justifier directement les disciples. Tout à l'heure on les blâmait de manger sans s'être purifié les mains, connue s'il s'exposaient ainsi à souiller leurs aliments, et à se souiller eux-mêmes en mangeant ces aliments devenus. impurs. Jésus répond que c'est là une erreur, et que l'homme n'est pas souillé par ce qui entre en lui, mais seulement par ce qui en sort ^ La 'forme de l'assertion est modifiée dans le premier Evangile ', où on lit que l'homme est souillé par ce qui sort de sa bouche, non par ce qui y entre. Dans cet énoncé, la sentence de Jésus n'est pas une parabole, bien que le nom lui en soit conservé plus loin. Selon Matthieu, Jésus aurait dit, sans comparaison même implicite : ce qui entre dans la bouche, à savoir les aliments, ne souille pas l'homme, mais l'homme est est souillé par ce qui sort de la bouche, à savoir les paroles, quand elles sont l'expression de mauvais sentiments.
Il est permis de se demander si la sentence jetée à la foule comme un principe justificatif de la conduite des disciples est vraiment une parabole, un discours qui signifie par comparaison, et non directement ou par métaphore, ce que Jésus veut faire entendre. Les disciples sont supposés en avoir demandé l'explication, comme ils ont fait pour la parabole du Semeur, et le cas pourrait être le même, les évangélistes ayant compris en allégorie ce qui était dit en forme de similitude. Qu'il y ait eu comparaison ou