Cf. supr. pp
2. Me. 14. à/.ojaa-i ;j.o'j r.i'^zîç x.al iy/z-i (cf. iv, -i. ÔLy-oùi-i). Après la sentence» V. l'j, on lit dans le texte ordinaire [AD, Ss. it. etc.) 16. si' Tt; k'/si wTa àzojsiv ày.ojc-oj (cf. IV, 9). Bien que manquant dans N*BL, ce v. pourrait être authentique. On a pu aussi facilement le supprimer comme inutile que l'ajouter.
3. Me. 15. où5î'v lizvj "î'çwQhv xoû àvOpoi;ïou etd-opî'jo'tAEvov âJ; aùtov ô ôuvaxai zoivwaai aÙTo'v àXXà xà sx tou àv9pfij~0'j â/.7:ojSuoaEva kizrj ~x zOLVoCîvTa xov avOpa);cov.
;. 4. V. 11. oj rô cî(y£pyo'j.îvov il- to aro'ax zoivor xôv àvÔpw-ov, àXXà "o è/.;:op£udij.svov £/. To2 a-coyato;, lotjxo y.orioX xov avOp'o-ov. Pour retrouver la sentence primitive, il n"y aurait peut-être qu'à supprimer les mots tlt xo ixotia et va xoj axo'jjiaxo; (avec ce qui suit ?).
l'ablution des mains 9o9
allégorie, Matthieu iutrotliiit tléjà l'interprétation dans le texte. Marc a vu dans la seconde partie de la sentence une locution lig-urée, mais il garde la forme primitive de l'antithèse entre ce qui entre dans l'homme et ce qui sort de lui. L'idée d'une comparaison semble indiquée, parce que l'enseignement de Jésus sera vraiment équivoque si l'on attrijjue un sens matériel à la j)remière partie de la déclaration, et un sens moral à la seconde ; l'antithèse même sera mal équilibrée, attendu que l'entrée des aliments dans le corps, et la sortie des péchés qui viennent du cœur sont des faits d'ordre essentiellement dilï'érent. Mais on trouve aussi quelque difficulté à déterminer l'objet de la comparaison.
On a dit ^ que, si l'on se place au point de vue légal, ce qui souille l'homme, ce ne sont pas les aliments que la Loi lui permet de prendre, c'est ce qui sort de lui, sécrétions naturelles, lèpre, putréfaction cadavérique; car c'est par là que l'homme devient impur et communique l'impureté; les aliments défendus par la Loi seraient ici hors de cause, vu qu'il n'était admis par aucun juif que l'on pût en manger sans crime, et Jésus n'en parlerait pas ; il ferait cependant une véritable parabole, parce que tout en parlant de l'impureté légale, il aurait une arrière-pensée d'application morale; la comparaison serait implicite, et les auditeurs seraient invités à en deviner la portée, s'ils le peuvent; s'ils ne comprennent pas, du moins devront-ils penser que, si Jésus ne condamne pas la conduite de ses disciples, ce n'est pas qu'il soit indifférent à l'égard de ce qui est pur ou impur.
L'explication paraît subtile, et l exception des aliments légalement impurs la rend tout à fait caduque ; par ce qui entre dans l'homme les auditeurs ne pouvaient entendre que les aliments ; et le débat portant sur la c{uestion de pureté ou d'impureté, l'idée des aliments impurs ne pouvait être absente de leur esprit ni de la pensée de Jésus; en restant sur le terrain de la Loi, il est littéralement faux de dire que l'homme ne peut être souillé par ce qu'il mange. On peut admettre que Jésus ne combat pas directement les observances légales, mais il croit et il atFirme, au moins implicitement, que ces prescriptions n'ont point par elles-mêmes un caractère moral; en tout cas, il pose un principe qui les détruit.
La comparaison partirait donc plutôt de ce que Ihomme n'est