‹ Les Évangiles; traduction nouvelle avec des notes, et des réflexions à la fin de chaque chapitre;Chapitre 53 sur 277 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

1 . Le royaume des deux est semblable à un père de famille qui sortit de grand matin , afin de louer des ouvriers pour sa vigne.

2. Etant convenu avec les ouvriers d’un denier par jour, il les envoya à sa vigne.

3. Et, vers la troisième heure, étant sorti de nouvcaii, il en vit d’autres qui étoient oisifs dans In place.

4. Et il leur dit : Allez , vous aussi , à ma vigne , et , ce qui sera juste , je vous le donnerai :

5. Et ils y allèrent. Il sortit encore vers la sixième et la neuvième heure , et fit la même chose.

t5. Enfin, étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étoient là oisifs , et il leur dit : Pourquoi êtes-vous ici tout le jour sans rien faire ?

7. Ils répondirent : Parce que personne ne nous a loués. Il leur dit : Allez, vous aussi , à ma vigne.

S. Sur le soir, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelez les ouvriers, et payez-les, en commençant depuis les derniers jusqu’aux premiers.

9. Ceux donc qui étoient venus vers la onzième heure s’approchèrent, et ils reçurent chacun un denier.

10. I,es premiers venant ensuite , ils pensoient qu’ils recev voient plus; mais ils reçurent aussi chacun un denier.

1 1 . Et, en le recevant, ils murmuroient contre le père de famille,

12. Disant : Ces derniers ont travaillé une heure, et vous les traitez comme nous qui avons porté le poids du jour et de la chaleur.

13. Mais, répondant à l’un d’eux, il dit : Mon ami, je ne vous fais point de tort ; n’étes-vous pas convenu avec moi d’un denier?

14. Prenez ce qui est à vous, et allez; je veux donner à ce dernier comme à vous.

15. Est-ce qu’il ne m’est pas permis de faire ce que je veux? et votre œil est-il mauvais parce que je suis bon 1 ?

1 Potmjnoi voyez «voua d'on o*il jaloux le bien que je fai* & voire frère?

S R LO Y SAIXT MATTHIEU. 60

10. Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers les derniers. Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus*.

17. Or Jésus, montant à Jérusalem, prit à part ses douze disciples, et leur dit :

18. Voilà que nous montons à Jérusalem, et le Fils de l’homme sera livré aux Princes des prêtres et aux Scribes, et ils le condamneront à mort,

10. Et le livreront aux gentils pour être moqué et flagellé et crucifié, et il ressuscitera le troisième jour.

20. Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de lui avec ses fils, cl se prosterna pour lui faire une demande.

21. II lui dit : Que voulez-vous? Elle répondit : Ordonnez que mes deux fils que voici s’asseoient, l’un à votre droite, l’autre à votre gauche, dans votre royaume.

22. Jésus leur dit : Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire le calice que je dois boire? Ils lui répondirent : Vous le pouvons.

23. Il leur dit : Vous boirez en effet mon calice : mais d’être assis à ma droite ou à ma gauche , il ne dépend pas de moi de vous le donner, mais ce sera le partage de ceux à qui mon Père l'a préparé *.

24. Oyanteela, les dix autres disciples s'indignèrent contre les deux frères.

25. Mais Jésus les appelant à soi, leur dit : Vous savez que les princes des nations les dominent , et que les grands exercent la puissance sur elles.

26. 11 n’en sera pas ainsi parmi vous; mais que celui qui voudra être le plus grand parmi vous, soit votre serviteur :

27. Et que celui qui voudra être le premier parmi vous, soit votre esclave :

28. Comme le Fils de l’homme n’est point venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie pour racheter celle de plusieurs.

1 Tout reçoivent leur salaire, la récompense promise a quiconque travaille à la vigne du père de famille; mais dans sa bouté, il veut que les ouvriers de la dernière heure reçoivent autant que ceux de la première, et c'est pour ceax-ci une sorte d’élection, de faveur, dont l'envieux seul, le méchant peut se plaindre. L'amour égale tout entre les frères.

a C'est au devoir qu'il fuut songer. La récompense, le Père la donne selon sa justice et ta bonté. Qui s'eu inquiète travaille pour soi, et non pour le Père : qui, dans sa pensée, se destine I a plus grande, se rend, par son orgueil, indigne même de la moindre.

20. Comme ils sortoient de Jéricho, une grandp foule le suivit.

30. Et voilà que deux aveugles assis sur le bord du chemin , entendant que Jésus passoit, s’écrièrent : Jésus, fils de David , ayez pitié de nous.

31 . Et la foule les gourmandoit pour les faire taire. Mais eux crioient plus liant : Jésus, fils de David, ayez pitié de nous 1 !

32. Jésus s’arrêtant, les appela et dit : Que voulez-vous que je vous fasse?

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