‹ Les évasions célèbresChapitre 18 sur 49 · HENRI IV · texte numérisé non relu

HENRI IV

fenêtre ; c'était pour lui dire (et non sans jurer) : « Ecoute ; dès que tu as élé sorti du cabinet, le Roi s'est jeté dans le lit, tout en feu, et nous a dit : Voyez ce traître; il a mis la fuite en la tête de mon beau-frère et mille méchants desseins avec cela, et puis me Test venu découvrir pour trahir. tous les deux ensemble. Je ne lui ferai pas trancher la tête, mais il sera pendu. » Cela certifié à la saucé des reniements, « adieu, dit-il, songe à toi, pour moi je ne veux pas qu'on me trouve ici ; ne me ruine pas pour t'avoir fait un Irait d'ami. » Ce fut à Fervaques à s'habiller et à se cacher. Arrivé à Alençon, quoique le gentilhomme, qui l'avait vu au cabinet du roi et parlé à lui hors du Louvre, lui maintint sa trahison, s'étant excusé que la dame de Carnavalet avait averti la première et l'avait forcé de se découvrir, le roi de Navarre prit cette couverture et l'accepta à son service. (D'Aubigné, Histoire universelle^ livre II, 4;hap. XX.)

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