Sur motion de M. Labarre, secondé par M
Joseph Dudevoir,
Résolu :-— Que pour opérer plus efficacement la regénération de ce pays, il convient, à l'exemple de l'Irlande, de se rallier tous autour d’un seul homme. Que cet homme, Dieu l’a marqué comme O’Connell, pour être le chef politique, le regénérateur d’un peuple ; qu’il lui a donné pour cela une force de pensée et de paroles qui n’est pas surpassée, une haine d’oppression, un amour du pays, qu'aucune promesse, aucune menace du pouvoir ne peut fausser. Que cet homme, déjà désigné par le pays, est L. J. PAPINEAU. Que cette assemblée considérant les heureux résultats obtenus en Irlande du tribut appelé “ Tribut O'Connell;” est d'avis qu’un semblable tribut appelé Tribut Papineau devrait exister en ce pays ; les comités de l'association contre l'importation seraient chargés de le prélever.
110. Sur proposition de M. Marchesseau, secondé par M. A. Lorendeau,
Résolu : — Que cette assemblée ne saurait se séparer sans offrir ses plus sincères remerciements aux orateurs peu nombreux, mais zélés et habiles, qni ont fait valoir la justice de notre cause dans la Chambre des Communes, ainsi qu'aux hommes honnêtes et vertueux ‘qui ont voté avec eux ; que pareillement les industriels de Londres, qui ont présenté une, requête à la Chambre des Communes, en faveur de ce malheureux pays, ont droit à notre
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plus profonde reconnaissance. Que nos amis et frères de l’Union politique de Toronto méritent également nos remerciements, pour la sympathie qu’ils nous ont témoignée par les résolutions adoptées le 17 avril dernier contre les mesures coercitives proposées Las les ministres.
120. Sur proposition de S. Cherrier, Ecr., secondé par M. Godfroi Cormier,
Résolu : — Que cette assemblée entretient la conviction que dans une élection générale dont le pays est menacé, à l’instigation d'hommes faibles et pervers, aussi ignorants de l'opinion publique dans la crise actuelle qu’ils sont dépourvus d'influence, les électeurs témoigneront leur reconnaissance à lours fidèles mandataires en les réélisant et en repoussant ceux qui ont forfait à leurs promesses, à leurs devoirs, et qui ont trahi le pays, soit en se rangeant du côte de nos adversaires, soit en s’abstenant lâchement, lorsque le pays attendait d’eux l’expression honnête de leurs sentiments. |
Comme on l’a dit, ces résolutions furent adoptées avec un grand enthousiasme, après les discours patriotiques et chaleureux du Dr. W. Nelson, de M.
Marchesgeau, du Dr. Côté, etc., etc.
Elles inspirent des réflexions qui ont déjà dû frapper le lecteur, D’ibord si, comme il est- raisonpable de le croire, ces résolutions étaient l'expression des idées de ceux qui étaient à la tête du mouvement insurrectionnel, MM. Papineau, Nelson, Morin, Girouard, Lafontaine, eto., etc, il est évi-