XXVI. — Guillaume Simonin, archevêque de Gorïnthe
Né à Poligny, vers 1560, il prit l'habit des Bénédictins à l'abbaye de Saint-Vincent de Besancon et en devint bientôt le directeur effectif. L'archevêque Ferdinand de Rye ayant a l'cmplaccr comme suffragant Jean Doroz, devenu évoque de Lausanne, choisit à cet effet D. Simonin et lui obtint le titre d archevêque de Corinthc (0. Le chapitre métropolitain s'offensa de n'avoir pas été consulté sur cette nomination : aussi refusa-t-il à l'élu la permission de se faire consacrer au grand autel de la cathédrale de Saint-Etienne : une simple chapelle fut mise à sa disposition pour cette cérémonie qui eut lieu au mois d'avril 1604 P). L'abbé de Saint- Vincent étant venu à mourir le 5 février 1608, D. Simonin le remplaça et introduisit dans ce monastère, en 1611 , la réforme bénédictine de Saint- Vanne et de Saint-Hydulphe, dont il pratiqua tout le premier les observances. Il affecta presque toute sa fortune à la fondation, dans sa ville natale, d'un séminaire de jeunes clercs, appelé le séminaire de Corinthe. Relevé de ses fonctions de suffragant depuis 1616, à la suite de mésintelligences avec l'archevêque Ferdinand de Rye, D. Simonin conserva les prorogatives honorifiques de sa prélature. Il
mourut au château de Villers-Pater, qui dépendait de son
(1) Chevalier, Hist. de Poligny, t. Il, pp. 486-87,
(2) Acta Capituli Bis., 24 april. 1604,
abbaye, le 26 août 1630. On l'inhuma dans l'église de Saint- Vincent de Besancon (t).
Ses armes étaient : de gueules à un cœur d'or, traversé de deux flèches de même, empennées d'argent et mises en sautoir (2). Son portrait existe au musée de Dole.