‹ Les évêques auxiliaires du siége métropolitain de BesançonChapitre 25 sur 31 · XXVII. — Claude de la Barre, évêque d'Andreville · texte numérisé non relu

XXVII. — Claude de la Barre, évêque d'Andreville

Gordelier du couvent de Dole et docteur en théologie de Paris, il est ainsi dépeint dans la Narration historique du P. Fodéré : « Claude de la Barre, homme d'une rare érudition et profonde doctrine, zélé à son estât, qui a fait continuer ce convent en son ancienne splendeur et exactement observer l'intégrité des statuts et ordonnances de la religion. Et de plus, par sa grande œconomie, a fait de signalées et très remarquables réparations en ce convent; car l'église n'estoit que simplement lambrisée de bois, et depuis quelques années il l'a fait tout voûter de pierre, blanchir, embellir, et meubler de riches ornements et précieux joyaux : pour l'entrée de laquelle il a fait un très beau portail de pierre jaspée , lequel néantmoins ne se monstre pas encore si riche qu'il est en effect. Comme père des bonnes lettres, il a fait une bibliothèque des plus magnifiques en son bastiment , mais des

mieux meublées et enrichie de livres de toutes sciences

Enfin, pour ses rares mérites, il fut esleu au chapitre de Taran taise, l'an 1595, ministre de ceste province, laquelle il a si heureusement et si pacifiquement gouvernée, nonobstant les grands troubles et guerres civiles qui estoient pour lors en ce royaume, qu'il a du depuis esté commissaire général en icelle trois fois en trois divers chapitres provinciaux , avec tant d'édification et érudition qu'on pouvoit désirer. Despuis peu de jours, par ses très grands mérites, rare doctrine et ^i^— «^^^^^^^^— ^™.— .^p-^^^— ^^.^^^.^— ^— — ^— ^^^^— ■-~-"^"^— ^— ^^^^^^^^^^■"^^".^^■"^^■^.^■^^^^

(1 et 2) Chevalier, Hist. de Poligny, t. Il, pp. 488-89.

singulière capacité, il a esté créé et sacré évesque (i*Andreville et suffragant en l'archevesché de Besançon , charge certes qu'il exerce avec une dextérité et révérence fort honorable (1). »

Le P. de la Barre fut sacré à Ornans, par l'archevêque Ferdinand de Rye, au mois de novembre 1616. Lors de son arrivée à Besançon, le chapitre métropolitain et la municipalité renvoyèrent saluer : le chapitre lui offrit le pain et le vin {^) ; la municipalité lui fit porter six grands pots de vin blanc et clairet (3).

Il mourut le 16 octobre 1629, âgé de 71 ans. Son portrait se voyait dans le petit réfectoire des Gordeliers de Dijon, avec ses armoiries qui étaient : d'azur à la croix ancrée d'or et bordure de même (4).

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