CHAPITRE III Lg téressa
| « État l On redoute au Canada le règne de Mgr de Saint-Vallier.—Son sacre.—Retour Nouve des deux évêques.—Visite de Québec et de Montréal.—Bureau des Pau- pressio
vres.—Fondation de l’Hôpital-Général. prélat ]
ne dure
Malgré tout le dévouement et la charité manifestés par qu'il av
Mgr de Saint-Vallier, dans son séjour an Canada, la vérité tard de
historique oblige de dire qu’il laissa dans bien des cœurs, D enttr
avec le souvenir de ses vertus, un sentiment de malaise À que Mgr
et d'inquiétude pour l'avenir. Accoutumés au gouverne- chez lu
ment paternel de Mgr de Laval, les membres du clergé ne de Deno
furent pas sans remarquer dans son successeur, une disposition fâcheuse à tout changer et à tout conduire par luimême. Bien qu’il ne fût encore que vicaire général, il ne laissa pas de faire des règlements nouveaux, même au Séminaire
h rait méc auprès d
dernier partir po
}l de Québec, où il demeurait, et il fit présager aux esprits clair- 1688.
\ voyants, les luttes qui devaient signaler son laborieux et péni- J-. Mgr dé 1 ble épiscopat. On en écriviten France à Mgr de Laval, quien ‘pour fair il éprouva une vive affliction. Quelques efforts furent faits pour lle combl
| amener un changement de nominalion, mais en vain; car le Les dame
roi ayant offert un évêché de France à l’abbé de Saint-Vallier, celui-ci refusa péremptoirement, et demanda avec instance que l’on obtint ses bulles de la cour de Rome.
Elles furent expédiées le 27 juillet 1687, et l’ancien évèque ayant donné sa démission, le 24 janvier 1688, le successeur fut sacré le lendemain, jour de la conversion de saint Paul,
Iments, dé M écard d'u de Québe de Lestré ldonné à ] somme de
-Retour 33 Pau-
:s par vérité cœurs, nalaise \verne- Tgé ne à dispopar luie laissa inaire s clairet péniquien is pour car le allier, stance
évèque cesseur it Paul,
dans l’église de Saint-Sulpice, à Paris, par Mgr Jacques- Nicholas Colbert, coadjuteur de l'archevêque de Rouen. C’est pendant son séjour à Paris, que l’évêque publia l'intéressant travail que nous avons cité et qui a pour titre : «État présent de l’église et de la colonie française de la Nouvelle-France. » Cette lettre produisit une excellente impression à la cour. Malheureusement l'admiration que le prélat y montrait pour tout ce qu'il avait vu dans son diocèse, ne dura pas longtemps, car il changea bientôt l’état de choses qu'ilavait tant vanté, et on lui reprocha amèrement plus tard de n’avoir pas été sincère, ou plutôt de s'être étrangementtrompé. Mgr de Saint-Vallier aurait sans douté préféré que Mgr le Laval ne retournât plus en Canada, et ce désir chez lui éiait bien naturel; mais une lettre du marquis de Denonville l’iñforma que, s’il revenait seul, la colonie se-
Rrait mécontente. Alors il se joignit à ceux qiu plaidaient
auprès du roi en faveur du retour du vénérable évêque. Ge dernier ayant obtenu la permission tant désirée, se hâta de partir pour sa chère église de Québec, où il arriva le 3 juin
Mgr de Saint-Vallier resta encore quelque temps en France, pour faire ses derniers et importants préparatifs. Sa famille le combla de riches présents ; les communantés religieuses,
bles dames de la cour lui firent don de linges d’autel, d’ornements, de vases sacrés. Le roi lui-même se montra à son égard d’une libéralité qui fut un grand bienfait pour l’église
ide Québec : deux ans auparavant, il avait déjà uni l’abbaye kde Lestrées à l'évêché et au chapitre de Québec, il avait aussi Idonné à l'évêque élu un emplacement à la basse-ville et la Isomme de quinze cents livres pour la construction d'une