CHAPITRE VIII
Mgr de Saint-Vallier demeure à l’Hôpital-Général.—Visites pastorales. —Mgr de Mornay coadjuteur.—Vente des boissons aux Sauvages.—Synodes.—Confé rences ecclésiastiques.—Incendie de Montréal.—Simplicité et pauvreté de vie de Mgr de Saint-Vallier.—$es aumônes.
Mgr de Saint-Vallier trouva, à son arrivée, le palais épis copal habité par M. Bégon, l'intendant, dont la maison avait été détruite par un incendie. 11 le laissa en possession de cette résidence, décidé à ne plus l’habiter lui-même, mais de consacrer aux bonnes œuvres le revenu qu’il aurait de ce loyer. Puis il prit ses appartements à l'Hôpital-Général, ne se réservant qu’une chambre au Séminaire de Québec, pour lui servir de pied à terre et de bureau quand il viendrait en ville. L'évèque se mit de suite à expédier les nombreuses affaires qui l’attendaient, après une absence de treize ans Il commença par visiter ses communautés et les églises de la ville, sans oublier de faire son pèlerinage à celle de Notre. Dame de la Victoire, qui s'appelait maintenant Notre-Dame des Victoires, en souvenir de la destruction de la flotte anglaise, vis-à-vis de l’Ile-aux-OEufs, le 22 août 1711. Après avoir consacré huit jours seulement à sa ville épiscopal, pendant lesquels il fit plusieurs ordinations pour combler les vides nombreux que la mort avait faits dans son clergé,
il partit, accompagné de deux prêtres, pour aller donner k |
confirmation dans les paroisses des environs de Québec. « Dès les irois heures du matin, dit l'Histoire de l'Hôpital-Générai
on Lot
et accu
sa me
bénissa
pour al
et les g
cette vi
printen
des Tro infatigal
longten l'intenti
Breton, que sur gnaient fatigues suppléer vicaires de son Com coadjute Québec :
grands s endroits ne put j:
venir el seconde:
Mer d directior naires di
,—Mgr de 38.—Confé.
auvreté de
ais épis on avait ssion de mais de it de ce éral, ne ec, pour drait en breuses ize ans blises de e Notre.
e-Dame a flotte
Après
scopale,
clergé,
ombler &
nner li |
on trouvait ie prélat à l’église ; il entendait les confessions, et accueillait tous ceux qui venaient à lui, jusqu’à l'heure de sa messe, Après avoir donné la confirmation, le pasteur pénissait une fois encore ses ouailles chéries ; puis il repartait pour aller porter aux autres brebis de son bercail les faveurs et les grâces dont l’évêque est le dépositaire sacré. » Il reprit celte visite pastorale pendant une partie de l'hiver, et, au printemps, il la continua dans les districts de Montréal et des Trois-Rivières. C'est ainsi qu’il se dépensait avec un zèle infatigable pour secourir une église privée pendant si longtemps de la présence du premier pasteur. Ileut même l'intention, en 1715, de se rendre à la Louisiane, et au Cap- Breton, et s’il ne mit pas son projet à exécution, ce ne fut que sur les justes représentations de ses prêtres, qui craigvaient avec raison qu'il ne pût supporter à son âge les fatigues d’un si long et si périlleux voyage. Il tâcha d'y suppléer, en donnant les instructions les plus détaillées aux vicaires généraux chargés de gouverner ces parties éloignées de son diocèse, et en y envoyant de nouveaux missionnaires.
Comme le roi, l’année précédente, lui avait donné un coadjuteur, dans la personne de M:r de Mornay, l'évêque de Québec se hâta de lui écrire, pour lui faire connaître les grands services qu’il pouvait lui rendre, en allant visiter les endroits les plus abandonnés de son église ; maisle coadjuteur ne put jamais se décider à traverser la mer, et nefitrien pour venir en aide à celui qu’il avait pourtant la mission de seconder en tout.
Mgr de Saint-Vallier conserva jusqu’à la fin de sa vie, la direction de tout son immense diocèse, écrivant aux missionnaires du Détroit, comme à ceux de l’Ile-Royale, de lAcadie
ks:
Ï nos | ee
146 NOTICES BIOGRAPHIQUES et des Tamarois. Il s'était opposé depuis longtemps à l'érection de vicariats apostoliques, et, dans un mémoire présenté au roi, il insistait sur la nécessité pour tous les prêtres qui iraient dans la Nouvelle-France, de tenir leurs pouvoirs de l’évêque de Québec. Le grand désir qu’il semblait avoir de conserver son église dans toute son étendue, lui faisait écrire que les communications entre Québec et la Louisiane étaient faciles ; il en donnait pour preuve le voyage qu'avait fait le Père Marquette pour la découverte du Mississipi ! Dans le même mémoire, il donne la préférence aux évêchés sur les vicariats apostoliques, « puisque, dit-il, les évêques titulaires conservent mieux les intérêts du roi que les vicaires apostoliques qui semblent plus attachés à ceux de Rome.» On regrette d’avoir à signaler cette tendance malheureuse qu'avaient alors les évêques français, de plaire au roi d’abord. et au Pape ensuite. Mgr de Saint-Vallier n'avait pu, sur celle question, se soustraire à l'influence de son siècle.
Ce qui n'empêche pas d’ailleurs qu’il fut toujours d’une orthodoxie parfaite, détestant l'erreur et la combattant sous toutes ses formes ; il le fit bien voir en publiant la bulle Unigenitus contre le jansénisme, et en chassant de son diocèse le moine bénédictin George-François Poulet, dont il craignait les doctrines perverses.
Le prélat n'était pas moins zélé pour sauvegarder la morale de son peuple, que pour veiller sur sa foi. Suivant en cela les traces de son prédécesseur, il fit surtout une guerre à mort à la vente des boissons enivrantes aux Sauvages, et, dans son oraison funèbre, le Père de la Chasse ne manqua pas de citer une conférence à laquelle il assista, et et où l'on s’efforça d'amener l’évêque à des accommodements.
« Vo France autant eux, eb
combu « Voi nous Cd roi du être ma conditid toujout péché, nous M Si Me il s’appl saints p l'amour à bon € aujourd il faut 1 1690, 16 le mand tiques, € clergé e nistratio Comn Mgr de paroles « des plus des âmes ne lui m
2ction té au S qui rs de ir de écrire taient ait le ins le ir les laires apos- » On 1reuse u roi ’avait siècle d'une sous bulle ocèse ignait
er la hivant
t une Sausse ne ta, el ents.
RS NAS Peine eut 2 CU NE NOTE
« Voulez-vous, lui disait-on, faire perdre ce pays au roi de France, le livrer à nos voisins, qui, donnant aux Sauvages autant d’eau-de-vie qu’ils en veulent, vont les attirer tous à eux, et mettront ensuite, avec eux, toute cette colonie en combustion ? » ;
« Voulez-vous, répondit le saint pontife, voulez-vous que nous conservions ce pays au roi de France en offensant le roi du ciel ?.. Notre monarque a trop de piété pour vouloir être maître du Canada, s’il n’en peut être maître qu’à cette condition. D'ailleurs, si les Sauvages à qui nous devons toujours refuser ce que nous ne pouvons leur accorder sans péché, nous mettent à mort, ah! ne vaut-il pas mieux que nous mourions innocents que de vivre coupables ? »
Si Mgr de Saint-Vallier veillait avec soin sur son peuple, il s'appliqua surtout à lui donner de bons pasteurs et de saints prêtres. Aucun évêque ne poussa plus loin que lui l'amour de la discipline ecclésiastique, et on peut le regarder à bon droit comme le fondateur de celle qui régit encore aujourd’hui le clergé canadien. Pour comprendre son œuvre, il faut lire son rituel, les quatre synodes qu’il présida, en 1690, 1694, 1698 et 1700, le catéchisme qu’il publia, en 1700, le mandement qu’il fit pour établir les conférences ecclésiastiques, et les nombreuses lettres pastorales qu'il adressa au clergé et aux fidèles, pendant sa longue et laborieuse administration.
Comme on l’a déjà vu souvent dans le cours de cette notice, Mgr de Saint-Vallier, ne prèchait pas seulement par ses paroles et par ses écrits, mais il savait donner à tous l'exemple des plus belles vertus, et en particulier du zèle pou” le salu: des âmes et de la charité pour les pauvres. Les occasions ne lui manquèrent pas de les exercer jusqu’à la fin de sa
148 NOTICES BIOGRAPHIQUES carrière. En 1714, l’aumônier de l’'Hôpital-Général ayant quitté son poste, l’évêque prit sa place, et se mit à faire tout l'ouvrage d’un simple chapelain, confessant les pauvres et les religieuses, visitant les malades et administrant les mourants. Le désastreux incendie qui détruisit une partie de Montréal, en 1721, l’appela sur ce nouveau théâtre de la souffrance et de la misère. Pour comble de malheur, l'hôpital fondé par mademoiselle Mance, et qui avait déjà brûlé en 1695, était devenu, cette fois encore, la proie des flammes. Le charitable prélat donna cinq mille livres aux bonnes religieuses, etadressa un chaleureux appel à ses diocésains, pour les prier de venir en aide à tous les incendiés.
Si l’évêque avait toujours des aumônes à donner à tous les pauvres et à tous les malheureux, c’est qu'il vivait pauvrement lui-même, afin de pouvoir secourir les autres. Citons encore le beau livre si souvent mis à contribution : « Ceci nous amène à parler de la manière de vivre tout apostolique du vénérable évêque. On ne servait sur sa table qu’un plat de viande bouillie, avec du vin le plus commun ; C'était seulement quand il y avait des étrangers, qu’on présentait d’autres mets, et monseigneur usait alors d’une sainte adresse pour ne pas y toucher, ailéguant pour cela des raisons de santé. En carême, il observait le jeûne le plus rigoureux ; pendant son unique repas, il faisait faire à haute voix quelque sainte lecture ; et, joignant l’aumône à la piété et à la mortification, il faisait asseoir à sa table quelque pauvre, à qui il servait toujours le meilleur morceau..……... Le prélat se réduisit à n'avoir qu’une voiture des plus simples et des plus incommodes, dans laquelle il se trouvait exposé à toutes les intempéries de l'air. Il n'avait que deux serviteurs, dont l’un lui servit plus tard de secré-
taire, d d’un ed Deux
était à dénûm
ment e Nous homme de Diet jo U pour l’ plus ab 29 L:
success 30 La 60,000 1 4o La de 30,0( 50 Ur Montrée 60 Ur école à 10 Un tion de.
Le to Saint-Ve provena
(a) Mgr (6) Arch naire de Q
yant tout s et
les irtie e la pilal é en mes. reli-
tous ivait tres.
ion :
tout r sa plus cers, alors pour eûne faire
ne à able
Or-
des 1 se hyvait ecré-