LES ÉVÊQTTES ET ARCHEVÊQUES DE PARIS
que la révolution a détruit, que nos pères ont si longtemps admiré.
C'était alors l'usage en Occident, de construire les reliquaires pour les reliques, au lieu de les placer comme aujourd'hui dans une châsse en forme de chapelle. Un étui d'or affectant la forme d'un bras, était destiné à recevoir les bras des martyrs , leur chef était renfermé dans une tête de métal précieux.
Aussi la châsse destinée à la couronne d'épines, était une couronne j^oyale, avec les douze apôtres dans des niches sur le cercle, tandis qu'à l'intérieur un cylindre de cristal devait supporter la relique.
Tous les chapitres, religieux et religieuses prirent place dans le cortège de la Sainte-Couronne ; derrière eux, venait monseigneur Guillaume d'Auvergne et son clergé, puis le roi et le comte d'Artois, son frère, vêtus d'une simple tunique, et les pieds nus, portant la châsse sur un brancard.
Le prince était entouré de toute sa maison : le grand prévôt de l'hôtel qui connaît des jeux de dés et de hasard de la cour; l'archichapelain préposé à la garde de la chappe de Saint-Martin, conservée dans l'oratoire royal; le chancelier, qui garde les sceaux de France, et le référendaire qui rédige les ordres du roi ; puis les chambellans et aumôniers de la cour.
Les six corps de Paris, ou Confrérie des marchands de VEau^ drapiers, épiciers, merciers, fourreurs, orfèvres et bonnetiers, suivent les gens du roi. Ils portent