‹ Les evêques et archevêques de Paris depuia saint Denys jusqu'à nos jours: Avec des documents inéditsChapitre 93 sur 112 · LES ÉVÊQUBS ET ARCHEVÊQUES DE PARIS · texte numérisé non relu

LES ÉVÊQUBS ET ARCHEVÊQUES DE PARIS

« il semble que la machine se bouleverse et que le jour du jugement nous prend au collet, » c'est un heur véritable qu'un intolérant. La force commande la faiblesse, et quand un homme se fait chêne, beaucoup aussitôt deviennent lierre. Or, l'évéque fut imbu de tolérance placide. Le scepticisme de ses amis littéraires, influa sur lui. Le scepticisme, cette maladie qui précède et accompagne le renouvellement ou la mort des peuples, comme la goutte se fait sentir chez les vieillards au moment des changements de temps, atteignit même les prélats et les grands hommes.

Il est vrai que du Bellay avait recueilli dans son amitié et dans son palais tous les hommes de valeur du temps, ivraie et bon grain compris.

Rabelais d'abord, à qui il inspira l'idée d'écrire Pantagruel, cette farce de génie, Rabelais dont il fit son secrétaire, qu'il nomma curé de Meudon, et dont il recevait de fréquents appels de fonds.

^ Certainement, Monseigneur, — écrivait à l'évéque ce curé si peu ecclésiastique, qui souffrit plus pour l'amour du grec que pour l'amour de Dieu — auquel on aurait dû donner un bénéfice simple, mais si simple qu'il ne fallût que croire en Dieu pour le desservir — certainement si vous ne avez de moi pitié, je ne sache que doive faire. Il n'est possible de vivre plus frugalement que je fais, et ne me sauriez si peu donner de tant de biens que Dieu vous a mis en main. ^

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