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J, E PETIT MARTEAU

Le marteau fait sa heso^^ne Dans un vacarme d'enfer.

Pan pan pan! 11 va dans l'air Droit comme u:i vol de cigognt Sur le hois et sur le fer, Petit marteau, cogne, cogne.

Cogne dur et sontie clair!

POUR LES BEBES

Toc! il seiiilde qu'on arrache Un bruit rauque et sourd d'un roc.

Toc toc! de bric et de broc, Le bois rompt ou se détache.

Dans le toc-toc sec du choc, Petit marteau, fais ta tâche, Fais ta tâche, et toc toc tocl

Chaque fois qu'il tourbillonne, Tappant, frappant un coup sur, Le toit, la vitre, le mur, Tout retentit et tout tonne.

l»fir la porte, en plein azur, i»etit marteau, sonne, sonne.

Sonne clair et cogne dur!

Le marteau que le poing guide.

Toujours tapant et tapant, A le zigzag d'un serpent (Jui pend à travers le vide.

Quand la main va se crispant.

Petit marteau, sois solide, Sois solide, et pan pan pan!

Le clou qu'il frappe et qu'il frappe.

Semble entrer dans de la chair; Un tumulte est dans l'éclair Qui du fer rougi s'échappe.

Sur le bois et sur le fer, Petit marteau, tape, tape, Tape dur et sonne clair !

Vlan vlan vlan! le marteau file, Léger, subtil, aveuglant; Et l'air qu'il troue en filant S'élargit, cercle mobile.

A gagner le bon pain blanc, Petit marteau, sois utile, Sois utile, et vlan vlan vlan!

La lime d'acier, bien rayée De fines deuts toutes en long, Polit, frotte, racle, appuyée Sur le fer maintenu d'aplomb; Et tandis qu'en sa rude pince L'étau l'emprisonne et le tord, La lime grince, grince Et mord.

Entre les doigts serrés de l'homme, Elle plonge dans l'air béant, Tout effilée, en pointe comme L'arête d'un poisson géant.

Tout autour se déchire et flotte Un strident et bizarre accord :

La lime frotte, frotte Et mord.

Elle descend, monte, se traîne, Tantôt tourmentant le contour, Tantôt le mordillant à peine, Avec une sorte «l'amour.

Honte au mauvais outil qui bâcle L'œuvre digne d'un lent effort !

Ka lime rà<le. ràclc tt mord.

Le fer sous la multiple entaille iieluit d'un bel éclat vermeil.

Comme si l'acier qui travaille Suait des gouttes de soleil.

Le bloc dur s'arrondit, s'allonge Avec des lignes d'ombre au bord La lime ronge, ronge Kt mord.

Puis, lorsqu'en retroussant ses manches On a de l'outil diligent Fait tomber les rognures blanches (Ju'on prendrai! pour des grains d'argent, 'N'ite, vite, sur le fer mince On s'acharne, on pèse plus fort...

La lime grince, grince Et mord.

Laiilje avec sa pâle lueur Met à la vitre une éclaircie.

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