‹ Les évocationsChapitre 56 sur 61 · LE PETIT BOB · texte numérisé non relu

LE PETIT BOB

L'autre jour tu sculptais avec tes doigts de fée Un petit Bob mutin, charmant, la joie au front, L'œil vif, la chevelure au vent ébouriffée : Un amour qui sourit sous un grand chapeau rond.

Avec sa collerette à demi-dégrafée,

Ce bambin radieux et pur de tout affront

Avait la grâce heureuse, adorable, attifée,

Des bébés qui sont nés et de ceux qui viendront.

Moi, je te regardais, la prunelle ravie: Car lu mettais en lui l'innocence, la vie, L'idéal enfantin qui toujours t'occupa;

Et je vivais en toi d'une façon si douce

Que Bob, le joli Bol) frissonna sous ton pouce,

Étant presque tenté de me crier : Papa!

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