LE PETIT BOB
L'autre jour tu sculptais avec tes doigts de fée Un petit Bob mutin, charmant, la joie au front, L'œil vif, la chevelure au vent ébouriffée : Un amour qui sourit sous un grand chapeau rond.
Avec sa collerette à demi-dégrafée,
Ce bambin radieux et pur de tout affront
Avait la grâce heureuse, adorable, attifée,
Des bébés qui sont nés et de ceux qui viendront.
Moi, je te regardais, la prunelle ravie: Car lu mettais en lui l'innocence, la vie, L'idéal enfantin qui toujours t'occupa;
Et je vivais en toi d'une façon si douce
Que Bob, le joli Bol) frissonna sous ton pouce,
Étant presque tenté de me crier : Papa!