TT
Un 2,08 V.c.—0,01219.
390 cm° de liquide mal émulsionné, muqueux; peu … de peptones.
V. c. et F indiquent que la digestion touche à sa fin ‘et par conséquent Q devrait être faible. L'estomac “n'étant pas dilaté, la grande élévation de Q peut être considérée comme une preuve d'hypersécrétion. > M. M. — Gastropathie douloureuse.
370 cm° de liquide mal émulsionné; peptones abondantes. L’estomac n’est pas dilaté.
» Iln’est pas rare, dans les cas analogues à ceux que nous venons de citer, de voir, sous l'influence du traitement, parfois simplement de la suppression des médicaments habituellement usités, l’hypopepsie
être remplacée, par une hyperpepsie plus ou moins
- Quand l'hypopepsie est assez accentuée pour qu'on doive admettre une forte diminution de la surface sécrétante, il est difficile d'attribuer à l'élévation de Q
une signification précise.
. Cependant avec la formule suivante, il y a peut-être encore hypersécrétion :
Type franchement hypopeptique; V. c. de valeur au moins moyenne, Q > ; absence de dilatation.
— Exemple : Mme W. — Forme névropatique, avec
crises douloureuses d’origine médicamenteuse. Absence de dilatation.
C — 0,047 mn
Te 1,25
260 cm° de liquide mal émulsionné; peu de peptones ; réaction lactique.
Gastrosuccorrhée périodique ou hypersécrétion intermittente. — La conception de la gastrosuccorrhée périodique (Reichmann), devenue, avec MM. Bouveret et Device, la forme intermittente de l'hypersécrétion doit encore — pour en finir avec ce sujet — être soumise à l'examen.
Les cas décrits par ces divers auteurs visent un des phénomènes principaux de cet état complexe et d'origine variable décrit le plus souvent sous le nom de crise gastrique. On trouve encore aujourd'hui dans divers écrits médicaux l'expression de crise d'hypersécrétion ou d'hyperchlorhydrie, l'excitation sécrétoire étant regardée comme le fait primitif commandant tous les autres, notamment les signes évidents de fermeture du pylore. Ici encore les observateurs ont surtout été frappés par ce fait qu'une grande quantité de liquide sécrété peut être retenue dans l'estomac ou rejetée par les vomissements. Ils ne se sont pas arrêtés à cetteidée, cependant très simple, que la rétention pouvait être la cause de ce phénomène.
Depuis lors, j'ai montré que la crise gastrique peut . survenir chez des malades dont les glandes sont atro- - phiées et le suc stomacal très hypopeptique, et ces anomalies ayant été retrouvées par maints observateurs, le terme de crise d'hyperchlorhydrie tend à être . abandonné. Il reste à savoir si l'hypothèse de l’hyper- - sécrétion est encore soutenable.
“ En raison des douleurs et des vomissements, il est difficile de soumettre les malades en pleine crise à un examen par la sonde.
Les résultats partiels que j’ai pu obtenir dans ces conditions n'offrent qu'un intérêt médiocre.
Mais il est une maladie — l’ulcère chronique de . l'estomac — où l'on observe des crises incomplètes, - sans vomissements, sans intolérance gastrique absolue, et il est alors possible de faire des explorations - gastriques à jeun et après repas d'épreuve, voire même en série.
- M. Bouveret ayant émis l'opinion que l’ulcère était précisément une conséquence de l’hypersécrétion, … l'examen de ce qui se passe au cours d’une crise chez … un ulcéreux offre de l'intérêt.
À Je vais choisir, parmi les cas que j'ai observés, un … exemple de forte hyperchlorhydrie — type d'ailleurs - fréquent dans l’ulcère — de manière à me placer dans les conditions les plus favorables à la thèse sou-
on évacue l’estomac le 25 septembre 1903, le matin, après suppression prolongée (13 heures) de toute ingestion. Avant de faire prendre le repas d’épreuve on retire 750 cm° de liquide renfermant des résidus alimentaires.
L'extraction du repas d’épreuve, faite au bout d’une heure, donne le résultat analytique suivant : T = 0,366 A—10,233 F = 0,098 10H 372 V.e—0,02%42.
510 em° de liquide mal émulsionné.
Un nouvel examen fait le 19 octobre 1903 pendant une période d’accalmie, donne des résultats tout. différents.
Liquide résiduel peu abondant. Analyse à 60 minutes :
C— 0,102) pag T—0467 A=—0,334 H— 0,234 0» Re DAS a 008 T— 386 V.c.—0,01650.
210 em° de liquide mal émulsionné.
Plus tard, après guérison apparente depuis quelque temps, nouvel examen, 13 mai 1904.
A jeun : 42 cm° de liquide acide, sans résidus. A 60 minutes :
C—0,110 T—0,428 A—0,239 H= 0,187 F— 0,131 ax — 0,47 T=326 V.c.—0.00837.
20 em de liquide mal émulsionné; peu de résidus. Le 17 octobre, à un moment où le malade est en parfait état — il a repris 10 kilogrammes — on pratique encore un examen.
A jeun : pas de liquide. A 60 minutes, après le repas d’épreuve, on trouve :
LT 3,80 V. c. — 0,01860.
22 em de liquide mal émulsionné.
Quoiqu’en apparence guéri, le malade était à la veille d'une nouvelle crise. Celle-ci éclate à la fin du même mois.
Examen pendant cette crise le 3 novembre 1904,
À jeun : 605 cm° de liquide fluide, couleur café; . peu de résidus alimentaires (le malade était au régime lacté). À 60 minutes : | C— 0,126 T—0,408 A—0,246 H— 6,115 0167 a — 1,04
= Ve 002715.
Plus de 180 cm° de liquide mal émulsionné, brun foncé (hématique). L’estomac n'a pas été vidé à fond en raison de la mélanémèse.
Les partisans de l’hypersécrétion ne manqueraient pas de donner de cette observation l'interprétation suivante :
4 En dehors des crises, pas d’hypersécrétion; au
contraire, diminution considérable de la sécrétion (ex. des 13 mai et 17 octobre 1904, pendant la période de guérison apparente). Les crises sont con* stituées par une augmentation énorme de la sécrétion qui attaque l’ancien ulcère et le rend hémorragique, ainsi que le montrent les examens du 25 septembre 1903 (750 em° de liquide à jeun et 500 em’, 60 minutes après le repas) et du 3 novembre 1904 (605 cm° de liquide à jeun et 180 em° au moins à la 60° minute après le repas).
D’après nous, les déductions à tirer des analyses sont absolument différentes. Les voici :
Pendant les périodes de guérison apparente, l’hyperchlorhydrie est tout aussi prononcée que pendant les crises.
Le type chimique indique donc un grand développement des éléments sécréteurs. La rapidité de la digestion et de la dilution du suc stomacal sont considérables, ainsi qu'en témoignent les valeurs très faibles de V. c., correspondant à une digestion terminée.
Aussi est-il douteux que la petitesse remarquable de Q soit l'indice d’une faible sécrétion. L’hyposécrétion peut n'être qu'apparente; elle peut résulter simplement d’une évacuation rapide puisqu'il y a, à la fois, grande étendue de la surface sécrétante et grande vitesse de sécrétion.
Pendant la crise, le fait frappant est le développe-
ment de signes de rétention et de rétention prononcée (liquide abondant souillé de débris alimentaires). Or, la surface de sécrétion et la vitesse de sécrétion étant . grandes, il est rationnel qu'on trouve, après fermeture de l'estomac, des quantités relativement considérables de liquide à Jeun et de liquide retenu pendant le cours de la digestion.
Il nous paraît probable que cette évolution morbide débute par un retour de l’ulcère à l’état d’activité (travail ulcératif de la cicatrice) ; que l’irritation partie de la plaie ulcéreuse détermine par voie réflexe la formeture du pylore, et, par suite, la rétention gas- trique.
Que ce processus s'accompagne d’une excitation, soit par voie nerveuse, soit plus directement, de l'appareil glandulaire, cela est possible, mais ne découle pas nécessairement des faits observés.
HYPOSÉCRÉTION
La question de l'hyposécrétion, tout en n’étant pas absolument simple, est notablement moins complexe que celle de l’hypersécrétion.
Reprenons, pour arriver à bien interpréter les éléments fournis par nos analyses, la comparaison de la sécrétion gastrique avec un écoulement de liquide.
Le type chimique donnera un renseignement sur l'étendue plus ou moins grande de la surface sécré- 9;
tante (section de la veine liquide). Mais ce renseignement ne sera pas toujours absolument rigoureux.
Je dois rappeler à cet égard ce que l'anatomie pathologique nous enseigne.
L'hypopepsie provient de l’absence de réaction chimique. Dans certains cas, surtout dans l’hypopepsie arrivée au degré que j'ai dénommé apepsie, la muqueuse ne possède plus de glandes; les vaisseaux eux-mêmes sont atrophiés, la sécrétion est tarie aussi complètement que possible et remplacée par une simple transsudation. Ces faits ne sont pas rares; mais dans beaucoup d’autres, même avec une forte hypopepsie, la muqueuse existe; elle a glandes et vaisseaux et est susceptible de produire une certaine quantité de liquide. C'est ce qui existe, par exemple, dans une forme anatomique que j’ai bien précisée, la transformation muqueuse. On doit encore citer, comme productrices du type hypopeptique intense, certaines dégénérescences glandulaires et divers processus aigus (lymphangite, etc.) Plusieurs de ces lésions atrophient peu la muqueuse; mais sont Capables de réduire à la fois la quantité de liquide sécrété et l'intensité de la réaction intrastomacale.
On a la preuve de la curabilité ou de l’atténuation de ces lésions dans la substitution possible, au bout d’un certain temps, au type hypopeptique, d'un type hyperpeptique.
En voici un exemple.
M. K. — 31 mai 1900. À 60 minutes :
Te 1,14.
15 em° de liquide muqueux, pain non digéré.
Cet état était la conséquence d’un usage prolongé d’eau de chaux et de magnésie.
Le 22 mai 1906, on trouve à 80 minutes :