‹ Les évolutions pathologiques de la digestion stomacaleChapitre 33 sur 45 · CLASSE : ÉVACUATION DE DURÉE COURTE · texte numérisé non relu

CLASSE : ÉVACUATION DE DURÉE COURTE

Les cas où l'évacuation de l’estomac a lieu dans un temps sensiblement plus court que le temps moyen normal sont nombreux. Souvent ils concernent des digestions faibles ou à peu près nulles; mais il n’en est pas toujours ainsi. L'estomac se vide souvent rapidement malgré une réaction chimique intense.

Il faut, comme précédemment, distinguer deux variétés de faits suivant que les deux cycles (évacuateur et chimique) marchent de pair ou sont en désaccord.

A. Évolution harmonique. — Le cycle digestif est court et il en est de même du cycle évacuateur.

Dans le premier exemple choisi (fig. 16) la digestion, assez intense au bout de 30 minutes, décroît rapidement après, en même temps que l'estomac se vide. Le schéma présente une grande analogie avec le précédent (fig. 15); il n’en diffère que par la rapidité plus grande de la décroissance des deux cycles.

Le schéma de la figure 17 concerne encore un cas où la réaction est assez intense.

Enfin l'exemple représenté figure 18 est un cas de digestion faible.

Il n’est pas très rare, dans les cas d'évacuation

is N "s *

Fig. 16. Fig. 17.

hâtive, de trouver l’estomac vide au bout d’une heure. Presque toujours en extrayant le repas d’épreuve entre la 20° et la 40° minute on trouve une certaine

quantité de liquide qui peut être analysé, mais dont la constitution chlorée est faible:

On peut même obtenir une courbe évolutive en

Mig.

200 28° 52’ Te, FA»

z00 A o H Minutes:

4 eJ © 3 4 : 2 3 1 2 PT F - [2] F 4 1 Te F Fig. 18. Fig. 19.

commençant les extractions de liquide avant la 30° minute. En voici un exemple figure 19. On a pu obtenir une petite quantité de suc stomacal à la 28° et à la 52° minute après avoir, dans un premier essai, constaté la vacuité de la poche gastrique à la 60° minute.

La valeur « qui s'élevait au chiffre très élevé de

3,36 à la première extraction tombe à 0 à la seconde. Évolution désharmonique. — Le désaccord entre les

Mir.

boo 2529" $8° 85 300 JZoo 200 | + 200 F LES 200 | C Fe z00 A CRE Een 12 Minutes: 30” 60’ Minutes 1 2 Z 2 Ale) Tr:

F o 1 © 1 T œ IT Æ FE F Fig. 20. Fig. 21.

deux cycles se traduit par une évacuation prématurée

avant la période de décroissance de F: mais on remarquera, dans les exemples que nous allons citer, la tendance à la reconstitution de F, alors même que dans la dernière prise de liquide (C + H) est en augmentation. Ce fait, qui existe déjà dans quelques-uns des cas précédents montre que, même dans les évacuations courtes, on n’est pas loin de la période terminale de la réaction intrastomacale.

Dans l'exemple représenté figure 20 la digestion est faible. On trouve encore à 85 minutes un peu de

Miligr .

So00 Eire La HMilligr £&£oo £oo Zoo |H+04--- 300 A 200 H&., zoo|F o El Minutes: 30 Q 3 — | 4 Minutes:

r 2. FN 2 mn J Li 2 F9 1 2 o ES) 2 œ (es SES N TE FI o 1 du F Fig. 22 Fig. 23.

liquide dont l'acidité est plus élevée qu’au début, La digestion est également faible dans le tracé suivant (fig. 21).

On peut cependant rencontrer, malgré une évacuation stomacale très rapide, une grande intensité dans la dissociation du chlore.

Voici un des premiers exemples de ce genre que nous ayons observé.

L'’estomac était vide à la 60° minute.

L'extraction faite à la 30° a fourni un liquide assez abondant dont les résultats analytiques sont les suivants :

Nous avons pu, dans des cas analogues, tracer des courbes évolutives. En voici deux exemples, figures 22 et 23.

L'exemple récent suivant est rendu particulièrement intéressant par la mesure de la variation de concentration qui fait défaut dans les cas anciens dont nous avons dû jusqu’à présent nous servir.

M. G. — 10 juillet 1906.

Il est impossible d'obtenir du liquide à la 60° minute.

A la 35° voici les résultats de l’analyse :

C— 0190) po T=0332 A—0,246 H— 0,041 $ À Re 0 na 4107 253 V.c.—0/073.

115 em de liquide bien émulsionné; peu de peptones.

FT Ca

L’estomac s’est vidé à un moment où la digestion était encore peu avancée. S'il n'en avait pas été ainsi, on aurait trouvé à la 60° minute une fortehyperpepsie.

Le chiffre assez élevé de V. c. montre, effectivement, que le cyele digestif est encore peu avancé à la 39° minute malgré la vacuité de l'estomac à 60 minutes.

— On pourrait admettre — comme dans les autres classes de faits — une seconde variété d'évolution désharmonique, caractérisée par une évacuation retardée.

Il semble, en effet, que malgré la brièveté du cyele évacuateur, l’estomac ait exceptionnellement terminé son travail avant l'achèvement de l'expulsion du liquide dans l'intestin.

C’est du moins ce qu'indique la valeur V. c.

Il reste encore un peu de liquide dans l'estomac à 60 minutes, alors que V. c. est tellement faible que théoriquement il devrait être vide.

En voici un exemple.

M. C. — Pas de dilatation. A 60 minutes :

30 cm° de liquide muqueux, mal émulsionné : peptones abondantes.

Dans un cas analogue, avec type hypopeptique du 1° degré, le liquide était également muqueux.

k80 ÉVOLUTIONS DE LA DIGESTION STOMACALE

Page 1