‹ Les évolutions pathologiques de la digestion stomacaleChapitre 8 sur 45 · A— 0,365 HE · texte numérisé non relu

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nn .

Liquide assez abondant, assez bien émulsionné ; syntonine abondante, peptones assez abondantes: réaction lactique.

Cette élévation de à jusqu’à un chiffre voisin de

Sd

10, due à l’abaissement de F, est tout à fait remarquable, mais c’est le seul cas de ce genre que j'aie vu.

Re a vue Ainsi que nous l'avons dit, F dépasse rarement 6.

L'abaissement de F à 0,036, peut être considéré comme tout à fait exceptionnel.

2° classe : Hypopepsie. — Caractères généraux.

Le plus souvent T —; = < presque invariablement; À peut varier de + à 0.

Degrés. — En raison de l'intensité très variable de l'hypopepsie, il est nécessaire d’en distinguer plusieurs degrés.

Dans le but de faire un classement simple, nous avons cru pouvoir prendre, autrefois, pour base de ces degrés le taux de l'acidité totale. Les erreurs d'appréciation qu’on peut ainsi commettre nous obligent à uniformiser notre classement et à faire découler nos divisions en degrés des variations du groupe (C + H), représentant la chlorhydrie. |

Ce classement nouveau, en apparence plus compliqué que l’ancien, est plus conforme à la diversité des faits cliniques, en même temps qu'il est fondé en

entier sur les principes qui nous ont dirigé précédemment.

Les trois degrés utiles à considérer sont déduits de la valeur de (C +—H).

1e degré : C+H > 0,150 < 0,210.

2e degré : C+H > 0,100 < 0,150.

3° degré: G+H<0,100.

Hypopspsie pu À° DEGRÉ. — (C + H) varie de 0,200 à 0,150.

Il faut répéter ici que, dans la grande majorité des cas. la digestion n’est pas à l’acmé au bout d'une heure et que, par conséquent, l'analyse du suc stomacal, telle qu'on la fait habituellement, ne renseigne pas exactement sur la déviation pathologique.

En cas d’hypopepsie du 1° degré, c’est-à-dire encore peu prononcée, la digestion peut n'être qu’au début au bout d’une heure, et plus tard atteindre un degré aussi élevé que dans l'hyperpepsie; mais l'inverse peut se rencontrer, c’est-à-dire qu’à 60 minutes l’état hypopeptique peut résulter d’une digestion rapide. (Voir les courbes évolutives.)

Nous continuerons à choisir nos exemples, autant que possible, parmi les cas où la digestion est sensiblement à l’acmé au bout d’une heure.

Dans les deux premiers degrés de l’hypopepsie, on peut établir des sous-divisions analogues à celles que nous avons décrites dans l’hyperpepsie, en s'appuyant sur les rapports qu’affectent entre elles les valeurs C et H. Nous ne donnerons des exemples de ces variétés

qu’à propos du premier degré de l’hypopepsie. Les trois groupes de faits correspondant à ceux de l’hypopepsie sont :

L’hypopepsie générale Se =

L’hypopepsie chloro-organique C — "® ou hyperchlorhydrie atténuée H +

L’hypopepsie chlorhydrique SA : =

Chacun de ces groupes comprend, également comme dans le classement des faits d’hyperpepsie : un type simple; un type compliqué de déviation hypoacide ; un type compliqué de déviation hyperacide.

Hypopepsie générale. — Type simple :

Exemple :

C— 0,131 ? 5168 T— 0,285 A—0,154 HE10; 037 017 a — 0,89

140 em° de liquide mal émulsionné.

C’est un cas de digestion un peu faible, mais peu

modifiée.

Type compliqué de déviation hypoacide.

Exemple :

Liquide peu abondant; peptones assez abondantes.

Ce type est assez rare, x n’y descend pas très bas. Type compliqué de déviation hyperacide.

Exemple :

115 cm de liquide mal émulsionné; peu de peptones. On remarquera que T atteint une valeur relativement élevée bien que la digestion soit au bout d’une heure à un moment voisin de l’acmé. Ce type est plus commun que le précédent.

Hypopepsie chloro-organique ou hyperchlorhydrie atlénuée.

SnUE

H+ Type simple.

Exemple :

C— 0,113 0.197 108 A—10;,181 HE (08 % F — 0,120 a — 0,86 4b p 264

132 cm* de liquide mal émulsionné; peptones abondantes.

Il est probable que la digestion est ici dans la période de décroissance.

ype compliqué de déviation hypoacide.

Exemple :

C— 0,116 } T=—0,372 A—0,178 H=— 0,088 j 0 p 0168 x —0.77 me 2,2 LUN Type compliqué de déviation hyperacide.

Exemple :

Liquide assez abondant, mal émulsionné, un peu muqueux; un peu de syntonine; un peu de peptones ;

réaction acétique.

Type hypochlorkydrique.

Que) H | — Type simple.

Exemple :

es 0.189 10835 A—0,175 HE 001218 F— 0,146 aœ — 0,9 D F—= 2,3

Type compliqué de déviation hypoacide.

Exemple :

Liquide épais, bien émulsionné, muqueux ; syntonine abondante; peu de peptones; réaction lactique.

« peut descendre à l'indéterminé. En voici un exemple intéressant déjà cité dans mes Zeçons de thérapeutique :

Ce cas est exceptionnel; mais la fréquence de l'abaissement d’« est grande. En voici un exemple tiré du même ouvrage :

,109 oi — (01

80 cm de liquide coloré, filtrant facilement; peptones peu abondantes ; un peu de syntonine; réac-

tion acétique.

Type compliqué de déviation kyperacide.

Exemple :

G—0,201 T— 0,383 A— 0,266 H— 0,000 F — 0,182 a — 1,34 T Fr —210.

65 cm° de liquide bien émulsionné; présence de

peptones.

Il est probable que l'extraction a été faite pendant ?

la période d’accroissement du processus digestif. 2e DEGRÉ D'HYPOPEPSIE.

à S 0,100 (de 0,130 à 0,100).

Nous laissons de côté, à partir de ce second degré, les considérations relatives au rapport affecté par C et H, bien que ces rapports offrent parfois de l’intérêt. Nos divisions comprendont simplement les types relatifs aux variations d’x.

Type simple :

Exemple.

G=—0,131 ) 5 139 T— 0,292 A— 0,121 H=—=0/0081hae F—0,153 a — 0,86 T F = 190.

80 cm° environ de liquide épais, bien émulsionné ; peu de peptones.

Type compliqué de déviation hypoacide.

Exemple :

Liquide peu abondant, très épais: peu de peptones; réaction lactique.

Type compliqué de déviation hyperacide.

Exemple :

Liquide peu abondant, muqueux; peptones assez abondantes; pas de réaction des acides gras.

Ce type est fréquent dans le cancer. L'exemple choisi est étranger à cette maladie.

3° DEGRÉ D'HYPOPEPSIE.

Q { <100 (de 100 à 0).

ne H presque toujours nul.

Mêmes sous-divisions.

Type simple.

Exemple :

T— 0,248 F — 0,153 Te ee F= 162

A— 0,079 ax — 0,83

Peu de liquide; mal émulsionné.

Type compliqué de déviation hypoacide.

He c

T= 0,138 F — 0,106 nes

412 cm° de liquide mal émulsionné; traces de

peptones.

Deuxième exemple :

35 cm° de liquide muqueux, bien émulsionné;

traces de peptones.

Quand l'acidité totale est nulle — comme dans le dernier exemple qui vient d’être cité — il y a anacidité, fait fréquent dans les cas d’hypopepsie intense.

Dans nos travaux antérieurs, nous nous sommes servi pour désigner ces cas du terme apepsie.

En réalité, l’apepsie est rarement absolue.

Le suc stomacal peut, dans des cas exceptionnels, être réduit à une simple solution saline. Il présente bien alors, en apparence, les caractères de l’apepsie proprement dite. On y trouve, cependant, encore des traces de peptones.

J'ai déjà fait connaître un cas de ce genre dans une de mes publications antérieures. En voici un autre :

Liquide assez abondant, muqueux, mal émulsionné; traces de peptones; réaction lactique ou des lactates.

Type compliqué de déviation hyperacide.

Ce type appartient le plus souvent au cancer.

Nous allons en citer un exemple correspondant à une maladie autre que le cancer et deux autres se rapportant à cette maladie.

Exemple :

fr 1,04.

Liquide peu abondant, mal émulsionné; traces de peptones.

Deuxième exemple :

10,215 H=— 0,000 F = 0,186 L il, He:

270 em° de liquide mal émulsionné; peu de peptones; pas de réaction des acides gras.

La valeur d’« est relativement peu élevée. Souvent elle devient considérable lorsqu'il s’agit de cancer, ainsi qu’en témoigne le cas suivant.

Troisième exemple :

50 cm’ de liquide; peptones en quantité moyenne; pas de réaction des acides gras. Ce sont les faits de ce genre que j'ai indiqués ailleurs sous le terme de pseudo-hyperacidité.

— Le classement, que nous venons d'adopter pour faire l'énumération des nombreuses altérations chimiques du suc stomacal, paraîtra peut-être complexe.

Il est en réalité très simple. En voici la clef.

Classes. Variétés. Sous-variétés.

G Cr œ H H

MODIFICATIONS ÉVOLUTIVES DE LA RÉACTION CHIMIQUE. DES DIVERS CYCLES CHIMIQUES

Nous avons fait connaître pour la première fois, M. Winter et moi, l’évolution de la digestion du repas d’épreuve chez l’homme sain. Il va m'être possible actuellement de présenter un tableau, que je crois assez complet, des évolutions pathologiques du même acte fonctionnel.

Ces données, inconnues avant nos recherches, ont été acquises à l’aide des examens en série.

Pour faciliter cette étude nous désignons par le terme cycle l'ensemble des phénomènes ressortissant à l’une ou à l’autre des fonctions de l'estomac. On doit distinguer un cycle chimique où fermentatif et un cycle mécanico-moteur ou évacualeur.

Nous verrons bientôt qu'il convient d’en admettre encore un troisième : le physique, représentant, sous une certaine forme, la marche de l'équilibre humoral pendant le cours du travail de l'estomac.

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