ÉLÉMENT D'APPRÉCIATION DU CYCLE CHIMIQUE
En nous reportant au schéma de la digestion normale du repas d’épreuve (fig. 1), nous voyons que la marche du travail de dissociation du chlore est
figuré par la courbe de ï (p. 6).
F (chlore minéral) tend à atteindre un minimum au moment de l’acmé du processus et sa courbe suit une marche opposée à celle des variations de T, en raison de la production de C et de H. Inversement, le chlore minéral (F) se reconstitue ou reste inutilisé et, par suite, s'accroît pendant la période suivante ou de déclin du processus.
Dans les conditions normales : est sensiblement égal à 3 à l’acmé du cycle digestif; mais ce chiffre dépend de l'intensité du travail (peut-être aussi de la vitesse de ce travail), de sorte qu’à l’état pathologique ; peut varier, à l’acmé du processus, de 1 (T=— F) à 2, 3, 4, 5, 6 et même plus.
Les valeurs supérieures à 4 sont assez exceptionnelles.
On peut donc compter ë parmi les éléments
d'appréciation de l'intensité du travail chimique, ainsi qu’on a pu le voir dans les exemples précédemment cités, mais ce sont surtout les variations de ce
rapport aux divers moments de la digestion qui sont intéressantes à connaître.
A l'état pathologique, comme à l'état normal, le cycle chimique est représenté par la succession de deux périodes inverses; pendant une première plus
db ou moins courte, plus ou moins longue, le rapport F
va en s’accroissant. Cet accroissement indique l'utilisation du chlore et, par suite, un état d'activité. Vient ensuite une période de décroissance qui correspond à la diminution, puis à la cessation du travail intrastomacal.