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NOTIONS PRÉLIMINAIRES

Tout le secret de l'équitation consiste dans l'obtention du jeu des muscles préposés au mouvement que le cavalier veut obtenir. La connaissance de l'anatomie du cheval est chose essentielle à tout cavalier émérite. Du reste, les principes équestres sont invariables; leur application seule diffère.

Ces principes sont les suivants :

1° La tète du cheval présente un poids au bout d'un

LES EXEBCICES DU COHPS.

évier qui est mobile ; suivant la tél« influe par conséquent sur

ravail du cavalier est basé sur ; la force, la position el le moui os du cheval, qui représentenl rganes passifs de la locomotion, les agents actifs; le jeu de ces ai loit nécessairement entrer dan

corps du cavalier, fixé sur sa s e du cheval; cette partie représ i, un levier mobile.' iression des jambes du cavalier I diminue la capacité de la poitri m; aussi les jambes servent à

nain du cavalier s'empare de ce ribue suivant la volonté qui la d ncipes sont admis par tous les é mentit ne suffit pas de les connaître et de s'en pour savoir monter à cheval et quelques insplus précises sont indispensables. Ce n'est.

, qu'en s'habituant graduellement au cheval ira par en sentir le mécanisme et qu'on par- ■i s'y conformer, à, se lier à tous ses mouveles assouplir et h les régulariser.

:e mettre en selle, le cavalier, faisant face à gauche du cheval, la cravache dans la main )inle en l'air, prend l'extrémité des rênes entre et l'index de la main droite et les tend en aria main gauche il saisit les rênes vers le milieu

L'ÉQUITAtlOiN. 7t

de leur longueur, le petifdoigt en dessous, rejette de la main droite leur extrémité du côté droit de Tencolure, passe la cravache de la main droite dans la main gauche et saisit une poignée de crins le plus haut possible avec la main gauche. Il prend alors Tétrivière de la main droite et engage le pied gauche dans Tétrier, place sa main droite à plat sur le troussequin et s*élance vivement du pied droit en tirant fortement sur la poignée de crins. Le pied droit étant arrivé à la hauteur du pied gauche, le cavalier marque un temps d'arrêt; puis il place sa main droite sur le pommeau de la selle et passe la jambe droite tendue par-dessus la croupe du cheval sans la toucher; enfin il s'assied sur la selle, chausse Tétrier droit et reprend la cravache avec la main droite. Une fois en selle, le cavalier doit s'assurer que ses étriers sont au point convenable.

A cheval, le cavalier doit avoir la tête haute, sans raideur, bien mobile sur le cou ; la poitrine saillante ; les épaules effacées et bien sur la mênie ligne ; les bras tombant naturellement, les coudes au corps, et formant avec Tavant-bras un angle droit. De la hanche aux genoux, le cavalier doit être collé à la selle ; la cuisse sera adhérente aux quartiers, les genoux seront appliqués contre le bourrelet. Il faut que les jambes tombent naturellement, les mollets un peu en dehors, la pointe du pied légèrement en dedans.

Les rênes se composent du bridon ou filet et de la bride. Le commençant devra se servir de préférence du bridon, dont les effets sont très doux et n'irritent pas le cheval. Les rênes demandent une main légère et expérimentée. Pour tenir les rênes, on met le petit doigt de la main gauche entre elles et on en fait ressor-

tir l'extrémité entre le médius et l'î doigta et on laisse tomber cette droit. On prend ensuite les rênes du dans la main gauche en les sépara extrémité passera dans la paume i tira du côté du petit doigt et retom du cheval. Pour les changements d de presser les rênes sur l'encolure opposé & celui vers lequel on veut

LKS THOIS ALLURES DU C

i' Le pas. — Quelle que soit l'ï veut mettre le cheval, il faut com

sembler. Rassembler un cheval, c'est ajuster les rênes dans la m^n el prendre son assiette de telle manièi que l'animal se trouve bien placé entre les jambes d cavalier.

L'ÊÛUITATION. ri

Pour déterminer le cheval k se porter en avant, on diminue la tension des rênes et l'on ferme graduellement les jambes. Au besoin, on appuie légèrement la cravache.

Le cheval étant en marche, le cavalier, après avoir replacé par degrés les jambes et les mains, assurera sa position en selle par la flexibilité des reins; il tâchera surtout de suivre avec souplesse tous les mouvements de l'animal. De temps en temps, il rassemblera sa monture.

2" Le trot. — Le trot exige surtout beaucoup de Qnesse dans la main du cavalier.

Le Trol.

Pour mettre un cheval au trot, on ferme les jambes et on baisse les rênes, ce qui s'appelle rendre la main. Ces deux actions doivent s'exercer simultanément et progressivement.

On trotte à la frartçahe ou à {'anglaise. Dans le trot

à la française, le cavalier suit tous] cheval ; dans le trot à l'anglaise, il pour éviter les réactions plus ou n nimal.

Il convient, quand on trotte à l'ai un léger point d'appui sur l'étrier pied et de tenir les genoux fermei ment fixés & la selle.

3" Le galop. — On distingue tro le galop juste, le galop faux et le -,

Dans le galop juste, le cheval galo

latérales, soit du côté droit, soit di

Le galop est faux lorsque le ch(

L'ÉQUITATION. Tii

libre relativement à la ligne parcourue; si, par exemple, un cheval galope en cercle et tourne du côté droit, on dira que son galop est faux s*il galope des deux jambes gauches, parce que relativement à la force centrifuge Tanimal ne sera pas équilibré. Le galop faux n'existe pas en ligne droite, parce qu il n'y a pas alors de force centrifuge à combattre.

Le galop désuni est un galop diagonal, jambe gauche de devant et jambe droite de derrière. Le cheval lancé à cette allure est complètement déséquilibré ; on s'aperçoit qu'il en est ainsi h un déplacement du siège de droite à gauche et de gauche à droite, d'où résulte une espèce de roulis qui renvoie le cavalier de côté. Un cheval dont le galop est désuni doit être immédiatement mis au pas et relancé .

Pour le départ au galop, il faut un rassemblement absolu. On détermine le galop à droite en déplaçant légèrement la tête du cheval à gauche et en fermant vigoureusement la jambe droite» Si le cheval se désunit, on le remettra au galop uni. par l'accord des aides en le rassemblant doucement.

On détermine le galop à gauche par l'application inverse des aides. ^

Le cheval en liberté change de jambes tout naturellement lorsqu'il veut tourner du côté opposé à celui dont il galope, de manière à rester équilibré. Ainsi, le cheval libre qui galope è. droite se mettra d'instinct à galoper à gauche quand il tournera à gauche. Le cavalier qui substitue sa volonté à celle de sa monture doit apprendre à lui faciliter et au besoin à lui imposer ce changement de jambes indispensable pour éviter des chutes.

Le cheval galopant k droite, pour l'ai lit gagner du terr.

it ajustées, on le re Ht par les aides de 1 ramène l'épaule, I e corps et en fore, t la main haute et droite. Dès que le imbes, le cavalier 1 corps porté légèrement en avant.

ses produiront un changement de

NS COMPLÉMEMAIRES.

cheval, le cavalier le rassemblera a par degrés le poignet, en le rap- )our augmenter au besoin l'effetdu ixerceront en même temps une lémt,

ï cheval, le cavalier tiendra sacragauche, le petit bout en bas, s'emla main droit.e et se placera sur le t de la selle. Il saisira ensuite une ans la main gauche, déchaussera 'era sur l'étrier gauche, passera la e par-dessus la croupe du cheval Un, il appuiera sa main droite sur

en tenant les rênes suffisamment mimai reste au repos, il ramènera 3 de la jambe, arrivera doucement it et déchaussera l'étrier gauche.

Un cavalier doit savoir aider une dame à se mettre en selle. La dame se place du côté gauche du cheval, le flanc droit en arrière de Tétrier; la main droite, tenant les rênes et la cravache, empoigne le montant gauche de la fourche; la main gauche s'appuie sur l'épaule du cavalier, qui se tient en face, le corps légèrement incliné, et les mains croisées un peu au-dessous des genoux pour recevoir le pied gauche de la dame. Celle-ci se soulève sur la pointe du pied droit, en portant le poids de son corps sur le pied gauche, soutenu par les mains croisées qui lui servent d'étrier et en appuyant fortement la main gauche sur l'épaule du cavalier; puis, s'aidant des deux mains, tandis que le cavalier facilite son élan en élevant les mains croisées par un simple redressement du corps, elle s'enlève dans une position bien verticale jusqu'à ce qu'elle arrive sur la selle où elle s'assied doucement. Pendant que la cuisse droite s'engage dans la fourche, le pied gauchie chausse l'étrier que présente le cavalier.

Les principes d'équitation sont exactement les mêmes pour les dames que pour les hommes ; mais les dames sont obligées, vu leur manière de monter, de remplacer l'action de la jambe droite par celle de la cravache.

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