CHAPITRE III
L'équilation a toujours tenu une grande place dans les exercices du corps ; elle a même été considérée
Selle anglaise.
jadis comme de première nécessité. Parmi les plus anciens écuyers, il convient de citer les Numides, qui conduisaient leurs chevaux sans selle et sans frein, de la main et de la parole seulement. Les premiers essais
LES EXERCICES DU CORP an eurent lieu, en effet, sur un cheval nu. On ensuile la couverture. Puis vint l'usage de la iquet, selle haute emboîtant le cavalier et i solidement sur le cheval par une courroie ventrière. Puis enfin, lorsque le cavalier fut m se servit de la selle rase et de la selle anlant au frein, ce fut, à l'origine, une corde ns la bouche de l'animal, et qu'on tirait soit oit à gauche pour le diriger. Bientôt à cette adapta un mors, primitivement en fer, puis — d'abord en un seul morceau, ensuite en les. On n'arriva qu'après bien des essais au é, qui est en usage aujourd'hui, et à la réu- L bride et du bridon.
Ltion a ses fastes historiques. Qui ne connaît si brillamment raconté par Quinte-Curce, Ire le Grand domptant Bucéphale? Xénophon, luteur de la Cyropédie, &\écril sur l'équilation >0 ans avant Jésus-Christ. C'est dans le Jugurilluste, que l'art de l'équitation chez les Nuconsigné.
ire que la civilisation progressa, l'équitation )rl des autres exercices du corps et fui délaisst toutefois trouvé dans les temps modernns ■eux adeptes de cet art, qui ont veillé ii en iner les principes.
9, le comte César Fiaschi, gentilhomme de fonda une école d'équitation.qui devint bien- E ; le maître de l'établissement avait un moyen [le dresser les chevaux difficiles : il les adoucisla musique. 11 a composé lui-même, en vue ge, plusieurs morceaux qui ont été conservés.
En France, dès 1547, Henri II créait les premîersélé-
ments de ces fameuses écoles qui brillèrent plus tard
sous la direction des Cinq-Mars, des Pluvinel et des Menon. Les tournois, les joutes el les carrousels de-
vinrent l'occupation et le divertissement cour et donnèrent à l'équitation un élan cesse croissant. Parmi les plus célèbres écuyers de |
cette époque, l'histoire nous a légué le nom du duc de '!j;| Nemours, qui, monté sur un roussin nommé le Real, ■; -. stupéfiait les Parisiens par sa témérité et son adresse, 'i' en descendant au grand galop les degrés de la Sainte- \-\ Chapelle. Louis XIV continua les traditions de l'école ■'■: frani^aise, et, assisté des premiers seigneurs de la cour, organisa fréquemment des quadrilles équestres, proclamant ainsi par son exemple l'utilité de l'équitation. . •,- De nos jours, on cite, parmi les meilleurs écuyers, . -S le vicomte d'Aure, MM. Baucher, Lalanne et Franconi. ':'
L'équitation est un exercice depuis longtemps adopté par les femmes. Rien n'est plus gracieux, à coup sûr, qu'une amazone; mais aucun exercice n'exige plus de ': prudence, de courage, de sang-froid et d'adresse. De plus, les points d'appui d'une femme à cheval sont ■.-: incomplets; elle est privée notamment du principal, ;.J les genoux. En outre, son vêlement ■:-:
tisse libre tout un côté de la mon- : ■; ads soins sont nécessaires dans le ■e de femme. :: -:
line a de nombreux souvenirs histo- :■'.• ide connaît les récits qui se rappor- !
amazones de l'antiquité. Les temps leurs amazones. Jeanne d'Arc mé- '.
ir télé, fin 1692, lors de l'invasion ! duc de Savoie, M"' Philis de la u marquis de la Charce, lieutenant rmer, sous les ordres du maréchal imunes de son canton, et, montée
L'EQUITATIO.N- - fi9
sur un cheval de bataille, repoussa plusieurs fois, en personne, les ennemis qui s'avançaient, semant sur leur passage la ruine, le pillage et l'incendie. Louis XIV,
Selle de dame.
ravi du courage de l'amazone, lui accorda une pension et lui envoya un témoignage autographe de son estime et de son admiration,