LES EX
Le vanneau. — Le a de mari) par bandes septembre. Il est très aussi fie sert-on souvi artificielle dans laque
Cet oiseau, si farouune lorsqu o procher par terre, perd toute sa défiance lorsqu'on l'aborde en bateau. Si l'on rencontre une bande, on peut d'un seul coup de canardiére tuer jusqu'à trente de ses membres.
Le pluvier. — Les pluviers paraissent dans nos contrées pendant les pluies d'automne, disparaissent aux premières neiges et repassent au printemps. On
les chasse avec la vache artificielle ou au moyen de la hutte ambulante.
La hutte ambulante consiste tout simplement en quelques branches de feuillage que l'on pique en
terre. On se munit de moquettes, c'est-à-dire de pluviers attachés par une patte, ou même de moquettes empaillées si l'on n'a pas d'oiseaux vivants ; les pluviers libres viendront s'abattre près des pluviers prisonniers
dès qu'ils les auront aperçus.
La poule d'eau. — On chasse la poule d'eau avec un excellent chien d'arrêt, allant parfaitement h l'eau et très bon quêteur. On fourrage les roseaux et les joncs qui se trouvent è. la queue des étangs; et si l'on trouve une poule d'eau, on la lire au vol. Pour l'avoir, il faut la tuer raide ; si elle est seulement blessée, elle plonge et ne reparait plus. Elle est assez fine, en effet, pour se placer sous une feuille flottante assez large pour la couvrir, et, le bec seul hors de l'eau pour pouvoir respirer, elle reste au besoin immobile pendant des heures entières. Elle agît de même lorsqu'on a battu le marais quelque temps sans l'apercevoir.
Le râle d'eau. — Cet oiseau ne se plait que le long
des eaux stagnantes, où il se tient caché dans les grandes herbes et les joncs. 11 court sur l'eau avec
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une vitesse extraordinain s'il y est contraint; il pré:
de muraille ou sous des p )e voisinage d'un marais h est à peu près certain d'en en fouillant dans les inters'
La bécassine. — La bé( de la bécasse, mais elle du reste, les deux oiseaux rent^ et ne peuvent pas se
Les bécassines arrivent elles s'en vont pendant l'éta pour revenir en automne et disparaître en hiver. Toutefois, dans les marais boisés de l'Auvergne, du Charolais et du Beaujolais, on en trouve toute l'année.
La chasse de ces oiseaux exige une grande adresse, beaucoup d'Iiabitude et une arme qui porte loin. On part avec un bon chien d'arrêt et l'on parcourt Jes marais, ayant quelquefois de l'eau jusqu'à mj-janibe.
Certains chasseurs veulent qu'on tire la bécassine après qu'elle a fait ses crocheta, d'autres dès qu'elle part; cette dernière méthode est préférable, parce que l'oiseau ne fait jamais moins de trois crochets qui le portent souvent hors d'atteinte.
Le canard sauvage. — Cet oiseau n'est que de passage dans nos pays ; il arrive vers la fin de l'automne et repart au printemps. 11 a le vol très élevé et ne s'abat jamais sans avoir fait plusieurs circonvolutions. 11 est très déQant et fort difficile à approcher.
Canard sauvage.
Les canards sauvages vivent en société et voyagent en troupes nombreuses. Le soin qu'Us ont de placer des vedettes pendant la picotée et le cri que poussent celles-ci à la moindre alerte ajoutent à la difficulté de leur chasse.
Un des moyens d'attirer une compagnie de canards sauvages près d'un endroit où l'on se tient k l'affût
lift LES liXEfiClC
consiste à y mettre quel
qu'on a fait jeiiner; ceux-ci
criant et barbotant, et les
prendre part à leurs ébats
On chasse aussi les cans
h l'afTilt dans une hutte j
lanl à quelque distai
stiques qui servent
ts.
' a encore un moyen ds à portée du coup un ou deux appelan lien roux h un piqi ,res de long. L'anim 'attention des canard site et se livrent ains l l'affût.
sarcelle. — La sa é; elle a les mêmes h dont elle ne diffère q , chasse dans les jom
tire au vol.
te chasse, qui constiti
lus appréciés de la
ue abandonnée en France, rour la voir prati-
selon tous les préceptes de l'arl, il faut aller en
ie, où les Arabes en ont conservé toutes les tra-
s, en Perse ou dans le nord de l'Allemagne.
U ClUtaB. 147
La fauconnerie était connue des anciens; Arietote et Pline en font mention, Elîen en a exposé les principes et Firmius les a perfectionnés. Les Francs )a pratiquaient silremenl; la preuve, c'est que la loi salique condamnait à une amende quiconque déro-
Faucon.
bail un accipïter ou un sparvus dressé. TouLefois, c'est au moyen âge que la chasse au faucon atteignit sa plus grande vogue; h. cette époque, la fauconnerie devint une véritable science et la chasse un plaisir exclusivement réservé au roi et à la noblesse.
lis LES EXERGII
A partir du règne de Phi de auconnîer furent estin la cour.
Ce fut Charlemagne qu serfs, par un capitulaire con ; il défendit de môme abbesses qui avaient comr de proie dans les forélB i lères. Lors de la premièn noblesse pour cette chasse tel degré que le légat fi l'interdire aux grands seigi que tous des faucons en Te aux prohibitions successi sport devint l'apanage dt reste, la fauconnerie fut qu'elle était plus restreir par la loi et les mesures 1 tées pour la garantie des termes de la coutume boun con devait fournir en pàti avait dérobé six onces de gneurs pouvaient entrer oiseau de chasse; quelque l'église d'Auxerre entre a
lège d'assister à la messe avec un épervier sur le poing, et le seigneur de Sassay poussait son droit jusqu'à déposer pendant toute la durée du service divin son oiseau sur le coin de l'autel.
Entrer dans les détails de la chasse au faucon nous entraînerait trop loin. La fauconnerie n'a plus guère aujourd'hui qu'un intérêt historique et quelques mots
suffiront pour indiquer grosso modo comment on se servait de l'oisêau de proie.
La chasse se divisait en deux classes : la haute volerie et la basse volerie. Les oiseaux de haut vol étaient le faucon, le gerfaut et le sacre ; les oiseaux de bas vol étaient Tautour et l'épervier. La chasse se faisait à cheval et les dames y prenaient part. Tout le temps qu'on ne chassait pas, on portait Toiseau sur le poing et chaperonné, c'est-à-dire la tête enveloppée d'une coiffe qui le rendait aveugle et qu'on ne lui était qu'au moment de le lancer sur la proie. Pour résister aux fortes griffes de l'oiseau, le poing du chasseur était revêtu d'un gant de peau très épais, qui finit par devenir, dans les armoiries de plusieurs familles, une sorte d'attribut héraldique et nobiliaire.
C'est seulement quand le faucon était complètement rompu et dressé qu'on se hasardait à en faire usage. On se servait, d'ailleurs, des chevaux les plus agiles que Ton pût trouver; il fallait, en effet, être présent quand la proie était prise, pour empêcher le faucon de la dévorer. Un bon fauconnier arrivait à temps malgré les obstacles; c'était une véritable course au clocher; dès que l'oiseau était lancé, tout le monde partait au galop.
En chassant, le faucon, dont l'envergure dépasse le double de la longueur, vole avec une rapidité vertigineuse. Il plane sans qu'on voie remuer ses ailes. Gomme exemple de la vélocité dont est capable cet oiseau, on cite un faucon échappé de la fauconnerie de Henri II, qui franchit en une seule journée la distance de plus de 300 lieues qui sépare Malte de Paris.
Le faucon a une audace extraordinaire; il n'hésite
paR k s'attaquer à plus fort que lui. 11 saisit s
time, non pas avec le bec, mais avec une patte, el presque tou.jours de côté, 11 s'en prend quelquefois i
LA CHASSE. t'âl
des mammifères, lee serre tt la nuque et leur crève les yeux & coups de bec. « C'est peut-être, dit BufTon, l'oiseau dont le courage est le plus franc, le plus grand relativement h ses forces. 11 fond sans détour et perpendiculairement sur sa proie; il tombe ti-plomb sur l'oiseau victime, le tue, le mange sur le Heu s'il est gros, ou l'emporte, s'il n'est pas trop lourd, en se relevant à-plomb. » Quand le faucon a manqué son coup, il remonte en l'air, se laisse retomber et recommence jusque ce qu'il ait réussi.
LA CHASSE AU rUHET.
Le furet, originaire des contrées chaudes de l'Afrique, ne peut vivre en France qu'fi l'élat domestique. Il
est un peu plus gros que la belette. Naturellement ennemi mortel du lapin, il l'attaque avec fureur aussitôt qu'il le voit, le prend par le cou et lui suce le sang; il a les mouvements très souples et il est si vigoureux qu'il rient facilement à bout d'un lapin quatre ou cinq fois plus gros que lui. On l'élève dans un tonneau ou