‹ Les exercices du corpsChapitre 39 sur 66 · S2 LES EXERCICES · texte numérisé non relu

S2 LES EXERCICES

dans une caisse 0(1 on lui fait 1 nourrit de son, de pain et de furet prenne l'habitude de sai jamais lui donner de viande ; ] 1 „.,<(!. j« „ç, frotter les mains

Chasse au I

isser au furet, on liens dans la gare rrer. On recherche du terrier et l'on di t; si l'on a moins n bouche les entrée ;t des pierres.

1 a garni de bours lins une, on sort lans lequel on l'a ,e muselière, onlef ■me ensuite avec ui

en silence. Dix minutes suffisent ordinairement pour que tous les lapins et le furet sortent du terrier et se prennent dans les bpurses.

On peut encore se servir du furet sans placer de bourse à l'entrée du terrier pour se donner le plaisir de tirer le lapin au déboulé. Il fuit alors avec une telle rapidité qu'il faut être excellent tireur pour ne pas le manquer. Toutefois, le chasseur expérimenté sait qu'au moment où l'animal va sortir de sa retraite, il s'arrête deux ou trois secondes pour s'assurer qu'aucun danger ne l'attend; c'est ce moment qu'il saisit pour lâcher son coup de fusil.

ehe est, comme la chasse, d'invenUon primii monuments égyptiens et les cryptes de l'Inde t l'existence de pêcheurs dès la plus haute !. Homère, dans l'Odyssée, fait de nombreuses i h la pèche h l'hameçon et au filet. Hésiode r le bouclier d'Hercule un pécheur aux aguels, ie son iilet et prêt à saisir des poissons que in dauphin.

es Grecs, l'art de la pêche devint une industrie ;. On construisit dans les endroits favorables, ent à Byzance et à Sinope, des établissements :on.

omains avaient des esclaves pêcheurs et des s qui s'étendaient au loin dans la mer, jusque Bretons et les Pietés et jusqu'au delà des co- 'Hercule. On sait les recherches culinaires des i et des Apicius, on a entendu parler des sterlets 1, des huîtres et des pétoncles du lac Lucrin. e du turbot de Domitien inspira & Juvénal une us mordantes satires. Varron, Columelle, Suétrone nous donnent sur la pêche et le goftt

IK PÉGHB. 155

des Romains pour le poisson des détails curieux. Élien, Polybe et Bassus nous renseignent sur les instruments de pèche, les époques choisies, les appâts de toute nature, les diverses espèces de poissons et leurs parages favoris. Une ancienne tradition, qui nous a été transmise par Fœstus, nous apprend qu*à Rome, au mois de juin de chaque année, on célébrait au delà du Tibre des jeux appelés ludi pùcatorii. L'invasion des barbares fit disparaître cette industrie, qui resta confinée le long des côtes et ne fut plus pendant des siècles exercée que pour les besoins des riverains.

D'après les traditions et quelques passages des Eddas, les Slaves furent les premiers pêcheurs de hareng dans les mers de la Scandinavie et propagèrent leurs procédés parmi les peuples du Nord. Les Norvégiens et les Écossais poursuivaient les phoques. Les Basques allaient pécher la baleine jusqu'à la hauteur du cap Finistère. En 888, la morue se prenait dans les eaux de l'île Héligoland.

En France, la pèche, comme la chasse, était comptée parmi les plaisirs des rois : Inter regalia numerantur piscationum reditus, dit Saint- Yon. Le même historien nous apprend que la chasse était défendue aux religieux, mais que la pèche leur était permise.

Les Juifs ne faisaient aucun cas de l'industrie du pêcheur, mais les premiers chrétiens la tenaient en honneur. Les apôtres , saint Pierre entre autres , qui étaient pour la plupart pêcheurs de profession, abandonnèrent la pêche du poisson pour se livrer à la pêche de l'homme.

« La ligne, a dit un

commençant par un

UMo „ Cette défînitioi nque de justess

sport qui ne convient qu'aux gens intelligents; B vides ne sauraient ni se sufGre à elles-mêmes, -e et développer une idée pendant les longues i de contemplation intime et d'observation tel'exige le maniement de la ligne.

3che à la ligne a été aimée passionnément par mmes célèbres. M. de Salvandy, ministre de 'hilippe, s'évadait furtivement le matin de son . longeait les quais en évitant autant que poss regards curieux des passants. Il avait découus une arche du pont de la Concorde, une place un vrai nid à goujons, qu'il faisait amorcer soir par son valet de chambre, confident de itriarcale, mais irrésistible passion. Et M. de y, heureux comme un écolier en vacances, le obstinément fixé sur le bouchon de sa ligne, son portefeuille et l'univers entier, jusqu'à ce lassage plus fréquent des piétons et des voitures raindre de voir sa personnalité reconnue et sa compromise. Trois matinées de suite, M. de Salh une époque éminemment favorable pour la trouva sa place prise. Vexé, comme l'est un rqui voit tuer le gibier qu'il a levé, le ministre pendant pas revendiquer ses droits et réclamer 'usurpateur. Mais le fait s'étant renouvelé une

quatrième fois, la palience échappa à S. E.

ministre de l'instruction publique, qui s'approi ravisseur et lui demanda s'il n'avait pas d'autres pations plus sérieuses que de pêcher à la ligne t hasard lui avait fait ces loisirs.

— Hélas! s'écria l'inconnu, hé]as \...JHbes re-. dolorem!

M- de Salvandy eut un haut-le-corps.

— Oui, monsieur, poursuivit le bonhomme, recteur de l'Académie de Caen et le ministre d struction publique, trompé par de faux rapports de me destituer. Je me suis immédiatement re Paris pour réclamer contre cette injustice ; m( ministres sont peu accessibles et j'en suis réduit occuper mes loisirs et pour oublier mes doule pécher à la ligne, en attendant que Son Exce daigne m'accorder une audience.

— Et vous espérez?...

— J'espère que mon innocence une fois bien él il sera fait droit & mes réclamations. Malheu ment, la justice ministérielle a le pied lent com vengeance divine.

M- de Salvandy se fit raconter les détails de l'a prétendant qu'il avait au ministère de l'inslr publique quelques amis influents dont il pron l'appui au recteur destitué ; et le soir même, ci recevait une communication de Son Excellenc annonçant que son innocence avait été reconn qu'en considération de ses services antérieurs i nommé recteur de la faculté de Lyon.

Le lendemain matin, de très bonne heure, J Salvandy rentrait en possession de son poste de |

LES EXERCICES in, et, débarrassé d'un

acharnement l'ablette el listoire ne dit pas si le aller sous le ponl de la le pécher à la ligne ; le 1{ ire à cet égard telle opi

ligne a ses illustrations

rts; en dépit de ses détracteurs, elle a conquis roila de noblesse intellectuelle. Ambroise Thomas, !ur de Mignon et d'Hamlel, fut un pêcheur k la endurci; Emile Augier aussi, Octave Feuillet , Meissonnier aussi, Alphonse Karr aussi. Alphonse

a même écrit un livre sur la pêche à la ligne; ini a trouvé, dit-on, le fameux trio de Guillaume în soulevant des goujons dans une des propriétés jado ; Jules Sandeau, Auguste Maquet, le peintre ïuil étaient des pêcheurs distingués.

pourrait pousser l'argumentation beaucoup plus 3t prouver avec une clarté éblouissante la propo- I suivante : « la pêche à la ligne est le délasse-

des hommes d'action et le plus vif plaisir des !s et des artistes. »

ce n'est pas tout : appliquée aux dames, la pèche igné aurait l'énorme mérite de leur apprendre la nce, la réserve et la réflexion. Malheureusement, ira bien de la peine i faire de ce passe-temps un . féminin ; jusqu'à présent, il y a des pêcheurs,

il n'existe point de pêcheuses à la ligne.

'a sans dire que l'on ne doit pas tenir pour digpee

rer dans la noble confrérie des pêcheurs à la

les oisifs et les maladroits qui, uniquement pour leur dimanche, s'en vont, ennuyés, inconscients

rr''^

LA PÊCHE. lo9

des éléments de la science piscatoriale, tremper niaisement une ligne dans Teau, bâillent à se décrocher la mâchoire et jettent au bout de quelques minutes la ligne sur Therbe. Indignes du titre de pêcheur sont à plus forte raison les sportsmen qui font usage de la « ligne d'argent » et rapportent triomphalement dans leur famille des fritures achetées chez le marchand.

Le vrai pécheur est simple dans sa tenue. La taille serrée dans une blouse, la tête couverte d'un chapeau de paille à larges bords, un pantalon de coutil tombant sur des souliers à l'épaisse semelle, il ne recherche ni les lignes de luxe, ni les flotteurs à couleurs voyantes, ni les hameçons perfectionnés. Dans sa poche sont les amorces et les lignes de rechange, la provision d^appâts, le plomb et les flotteurs. Suivant la nature du poisson qu'il veut prendre, il a sur l'épaule la ligne à moulinet, ou le grand jonc pour la ligne volante, ou le bâton flexible et solide à la fois pour la flotteuse, ou le pieu ferré d'un bout pour la ligne de fond* Au dos, en bandoulière, est l'épuisette, retenue par une courroie, et par derrière le panier d'osier où la proie sera renfermée. Il sait les époques auxquelles se pêche tel ou tel poisson, les heures favorables pour tel ou tel genre de pèche, la température qui fait sortir telle ou telle espèce, les amorces des différentes saisons. Il a son équipe assortie aux heures du jour; ses places sont connues de lui longtemps à l'avance, il les a notées dans ses diverses excursions et il les a éprouvées. Tel fond de lave est propice aux barbillons ; en tête de celte épaisse foncière dort la Carpe ; dans ce tournant, la perche se tapit pour croquer le fretin; dans ce dormant, le brochet guette le

poisson blanc; le chevenne gambade dans un courant;

le long d'une digue, ie gardon et la lotte flânent à

l'ombre.

Le pécheur esL parti dès la pointe du jour et le voilà suivant doucement le bord de la rivière, étouf-

fant son pas, se dérobant derrière les oseraies ou les touffes de vernées, attentif, les yeux fixés sur l'eau, découvrant l'épine sombre du chevenne on le ventre d'argent du barbillon. L'endroit est bon, le ciel clair, la matinée fraîche et souriante ; il n'y a pas un souffle de vent. Il prépare la volante, accroche à son hameçon le papillon blanc, ou le cardinal, ou la mouche artiQcielle, lance doucement sa ligne par-dessus le buisson ou les oseraies, fait sautiller l'amorce au-dessua de l'eau, et lorsque la carpe ou le barbillon happe l'appât.

d'un coup sec le pécheur l'envoie frétiller derrière lui sur le sol.

Si l'éclusée roule à ce moment ses eaux boueuses, & l'aide de la perche à moulinet il lance la hgne au milieu du courant, son hameçon caché par un gros

Pèche à l'épuiaelte.

Ter, un raisin ou une cerise, et il suit son liège jusqu'à ce qu'il disparaisse. Il pique le poisson, et, ouvrant le ressort du moulinet, laisse fller la soie jusqu'à ce que la béte, épuisée, noyée, cesse tout mouvement. 11 la ramène doucement à bord, le doigt sur le moulinet, prêt à donner du champ au poisson s'il a de nouvelles velléités de lutte, roulant la ligne autour de sa mécanique ; quand la proie est à portée, iUa saisit dans son épuisette.

163 LES EXEHI

Le lernps est-il à l'orî ou de la ligne de fond s'agite au fond, la carp( ligne, tressée d'un fort de gros calibre, il attach< accrochée par le dos, la gros ver rouge, et pose ou dans les fosses située doute pas longtemps avai Si le pêcheur veut t brochet, avec un baleai rive à l'aulre et adaptt ayant la longueur néces terminée par un Gl de ] auxquels est attaché soit poisson de métal, appelé les perches. Il revient er soubresauts de sa ligne

pinçant de temps à autre sa corde pour faire tourner et remuer le diable s'il s'est servi du faux appât. Si la corde se tend et forme un angle en son milieu, on va décrocher la ligne et on la ramène du côté le plus avantageux pour tirer. Bientôt, fouettant l'eau de sa queue, se raidissant convulsivement, fou furieux, le brochet apparaît, montrant sa gueule de crocodile. La lutte n'est pas sans difQcultés et sans péripéties : on a souvent vu des brochets casser la ligne dans un suprême effort et s'en aller mourir au fond de l'eau, sous les yeux du pêcheur désolé.

Pour pêcher il la mouche, il faut choisir un moment où il fasse beaucoup de vent. La brise précipite alors dans l'eau les insectes naturels, attire à la

poissons insectivores, favorise le lancer et dépose mollement au loin l'insecte artificiel.

La ligne de fond exige une grande patience. C'est elle que choisissent de préférence les rêveurs, parce qu'elle ne nécessite pas de fréquents changements de place et qu'ils peuvent laisser vagabotider leur imagination tout en surveillant l'engin. La ligne de fond nous a valu des pages charmantes et de beaux poèmes ; on pourrait la donner pour attribut à la muse de la poésie. Amarrée à un bâton court, mais solide, qu'on tient à la main ou que l'on fiche en terre bien à portée, garnie du plomb qui lui permet de rester h posté fixe, elle va off'rir, sur le gravier ou les pierres du fond, aux barbillons de forte taille le quartier de fromage de gruyère taillé en biseau, ou le gros ver qui se tortille, ou un appât composé de mie de pain, de beurre et d'anis piles et séchés ensemble.

Quand le ciel est noir, entre onze heures et minuit, le pécheur que la fatigue n'a pas jeté dans son lit va lancer dans les fosses, sous les barrages et les pertuis, la ligne de fond grossière, faite simplement d'une corde au bout de laquelle pend un solide hameçon qui saisit indifl'éremment tous les poissons ; il jette aussi la longue traîne pour les anguilles, forte ficelle garnie h distances égales d'une douzaine de brins de cordelette armés d'un hameçon recouvert d'un poisson ou d'une queue d'écrevisse.

Le pêcheur de profession sait que la carpe se prend de mai à novembre, le matin et le soir; le brochet, de juin à janvier, aux mêmes heures ; le barbeau, de juin à octobre, dès Vaube, au déclin du jour et pendant la

la brème, d'août k septeititu'e, 'soir et matin; lille, d'août à septembre, pendant les nuitË saDs la perche, en tout temps, le. malin et le soir ; (fe n, spécialement d'août à novembre, toute la ée ; l'ablette, d'avril en octobre, également toute rnée.

reste, ce n'est pas à ces connaissances que doit 'ner la science du pêcheur h la ligne accompli. . qu'il soit au courant des mœurs et des hahitudea . isson, qu'il sache aussi bien qu'un pilote les de vase et de sable du courant d'eau où il exerce t; il flairera les variations de l'atmosphère, il l'a les sautes de vent, il devinera les modilieale température, il aura la sensibilité d'un baro- . Il devra presque savoir trouver du poisson là l'y apas de poisson. Une seule époque lui est in- ! ; la pèche est, en effet, suspendue par ordon- 5 légales pendant la période du frai, c'est-à-dire avril au IS juin.

LA l'ÉCnE AUX PELOTES.

« pêche, qui n'est qu'une variété de la pêche à la est très lucrative et très amusante.

je procure de la terre grasse de rivière et on la jusqu'à ce qu'elle ait acquis la malléabilité du :. On en fait alors des peloles, danS lesquelles ■oduîl deux ou trois pincées de vefs blancs.

lont ces pelotes qui constitueront l'appÀt. On les une ligne dont on a remplacé le plomb par un onde liège et dont l'hameçon disparaît dans des

Qyand k pelote est dans l'eau, elle fond doucement

atles Ters qu'elle contient en sortent et sont emportés

par le courant, de manière à former une traînée qui

attire le poisson de loin. Celui-ci remonte le courant

en mangeant et arrive bientôt à la pelote, qr'-'

çoit garnie de vers. Il s'attaque h. elle, la brise, quelques victimes, puis met à nu l'hameçon nombreux, vers le tentent, cède à sa voracité prendre.

LA PÊCHE A l'ÉPERVIER.

Le nom d'épervier a été donné à une espèi culière de filet, qui tombe sur les poissons l'oiseau de proie fond sur ses victimes.

Les anciens paraissent avoir connu l'épei du moins des engins analogues. Oppien parle qui y ressemblaient absolument; il les app ampkiblextres. 11 est, dans l'histoire de Frant tienne pour la première fois dans une ord' rendue en 1328 par Philippe VI, qui en défent dans l'Yonne.

L'épervier est fait de bon fil retors ; il a 1 d'un cône ou d'un entonnoir de onze à douze de tour à l'ouverture, sur quatre ou cinq br hauteur ou chute. Au sommet est attaché uni corde. L'ouverture est bordée d'une corde de seur du doigt, munie de distance en distance c plaques enroulées ou bagues de plomb, ou balles percées ; le poids total de cette plombé vingt-cinq kilogrammes. Le bord du filet dé quarante à cinquante centimètres la partie p

LES EXERCIC >ord est retroussé tar de petites cord es bourses dans \ef les vont en dim lepuis le sommet ■on cinq centimèt l'ouverture, où

les éperviers de < uquel on les destii !au où on doit les :he à l'épervier d

I en le traînant.

mière manière i est surtout usitée i Stangs. Elle convi st abondant, la n.

ini, dépourvu de !S pierres, qui poi LU poisson un n

ule personne suf lut que celle per; up d'adresse, imence par lier a Bpond à la culass : tout l'épervier, à la corde plombéf et pendante, on p térence de l'embo

i-ci en entier, on en jette cette partie sur !;auche, qu'elle recouvre comme ferait un

( manteau espagnol. Gela fait, on sai§it de la main / droite la moitié de la portion restée libre du filet et on laisse pendre le reste.

Tout étant ainsi disposé, on tourne le corps vers la gauche pour prendre de Télan; puis, faisant rapidement face àTeau, on jette aussi fortement que possible tout le filet dans Teau, de façon qu*il se déploie en formant la roue. La corde plombée entraîne au fond Touverture du filet et les poissons qu'il a emprisonnés en tombant sont enfermés entre ses mailles.

On commence par relever l'épervier très lentement, en le balançant à droite et à gauche pour rassembler les plombs; mais dès que Tembouchure arrive près de la surface de Teau, on se hâte pour éviter que le poisson se débatte et s'échappe des bourses.

La personne qui lance Tépervier doit faire grande attention à ce que les mailles du filet ne puissent pas accrocher une partie quelconque de son vêlement ; si cela arrivait, pécheur et engin feraient dans l'eau un plongeon simultané qui ne serait pas sans danger. Pour éviter d'être trop mouillé, l'amateur de pêche à l'épervier peut revêtir un costume imperméable.

La seconde manière de pêcher à l'épervier consiste à traîner le filet. Elle exige ordinairenient les efl*orts combinés de plusieurs personnes. Usitée surtout dans les petites rivières, elle ne peut avoir lieu que dans les courants d'eau de peu de largeur et de profondeur, et où le fond est parfaitement uni.

On attache deux cordes à la plombée qui entoure l'ouverture du filet et l'on fait en sorte que la portion comprise entre les deux points d'attache occupe à peu

prés la largeur du cours d'eau. Deux personnes traînent le filet en halant sur les cordes de manière que la portion comprise entre les deux points d'attache se tienne horizontale à la surface de l'eau. Le reste de l'embouchure tombe au fond h cause des plombs et forme une portion d'ovale. La culasse du filet flotte entre deux eaux.

Pi'clie à l'épetvier.

Un troisième pécheur suit les deux premiers, tenant la corde qui correspond à la pointe du filet; quand des poissons sont emprisonnés dans l'intérieur du filet, ils impriment aux mailles, en cherchant h. s'échapper, des secousses qui se communiquent & la corde et qui trahissent leur présence. Si l'on n'est que deux personnes h pécher, l'une d'elles attache k son bras la corde de la culasse, en lui laissant assez de longueur pour qu'elle ne gêne pas la pointe du filet.

Lorsqu'on s'aperçoit, aux secousses de la corde de la

culasse, qu'il y a du poisson pris, les deux pêcheurs lâchent leur corde pour que toute la circonférence du filet porte sur le fond; puis l'un d'eux prend la corde de la culasse et la lire h lui.

Les pêcheurs de profession ne sont pas d'accord sur le point de savoir s'il faut traîner l'épervier suivant ou contre le courant.

La pêche à l'épervier s'emploie pour beaucoup d'espèces : aloses, barbeaux, brochets, carpes, truites, surmulets, poissons blancs, etc. Elle est souvent très productive et ne dépeuple pas les eaux, pourvu qu'on ail le soin de rendre la liberté au fretin.

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