LA CANNE
on se fend en môme temps de la jambe droite d'environ
1 70 centimètres, et Ton arrête la canne à la hauteur de
la tête. — La parade de ce coup a fait l'objet des exer-
l cices 6 et 7. — Le coup de tête peut s'exécuter en rom-
\ pant.
j 14. Ze coup de tête à revers et sa parade. — On fait
: décrire k la canne un cercle vertical à droite et près du corps d'arrière en avant, en abandonnant l'instrument de la main gauche, et l'on porte en même temps le pied droit en avant du gauche d'environ 50 centimètres ; on fléchit la jambe gauche et l'on tend la jambe droite. — Ce coup se pare comme le précédent ; on [ peut l'exécuter à gauche et en rompant.
La lutte faisait partie de anciens, surtout des Grecs ; on s'y exerçait dans les palestres, et ceux qui y devenaient habiles gagnaient des prix dans les grands concours d'athlètes, aux jeux Olympiques, Isthmiques et autres. La prédominance donnée, même chez le peuple alors le plus policé, à la force musculaire n'a rien d'étrange dans une civilisation encore jeune, à peine éloignée de l'âge où l'homme, presque sans armes, ne pouvait devoir sa suprématie qu'à sa propre vigueur.
Il y avait, soit dans les palestres soit aux jeux, trois sortes de luttes. Dans la première, appelée « lutte droite », les adversaires combattaient debout à bras le corps, se pressant étroitement jusqu'à s'élouffer, et cherchant à s'enlever du sol; lorsque l'un des deux adversaires était couché par terre, la lutte continuait jusqu'èi ce que le vaincu fût définitivement couché sous le vainqueur et hors d'état de se relever. Cette dernière phase de la lutte ordinaire était quelquefois toute la lutte £l elle seule; on se battait ainsi sans s'être attaqué debout : c'était la seconde sorte de lutte.
que les Grecs appelaient « l'anaclinopalè », et les Romains « volutatîo )i. Dans la troisième sorte de lutte, les adversaires ne combattaient que des mains; ils s'entrelaçaient les doigts et se poussaient violemment avec la paume des mains, cherchant h se tordre les doigts elle poignet jusqu'à ce que l'un d'eux fléchit et demand&t grâce.
La lu lie.
Aux jens Olympiques, la lutte tenait le même rang que les courses en char; le vainqueur devait combattre trois fois de suite et terrasser au moins deux fois ses adversaires.
Les athlètes anciens, massés et frottés d'huile, puis roulés dans du sable un, apportaient dans la lutte une
2Si LES
ardeur et une passl les formes les pot chanté, dans VIliad
dans ses Métamorphoses, celle d'Hercule et d'Achélous ; Lucain, celle d'Hercule et d'Antée; Stace, celle de Tydée et d'Agilée. Un des plus beaux monuments de sculpture que nous ait légué l'antiquité est le fameux groupe des lutteurs attribué à Géphisodote et conservé dans le palais des Offices, à Florence,
Chez les peuples modernes, où l'adresse a remplacé l'usage de la force brutale, la lutte est presque complètement délaissée. Elle n'a plus d'adeptes que dans les baraques des foires, où elle constitue moins un art (ju'une exhibition. L'abandon, mérité du reste, où elle est tenue nous dispensera d'en dire long à son sujet ; nous nous contenterons d'indiquer les quelques régies essentielles dont elle dépend.
Dans la lutte, il est interdit de donner des coups de poing ou des coups de pied. Les adversaires ne doivent pas se prendre au-dessous de la ceinture. Le combat se termine quand l'un des lutteurs est parvenu à renverser son antagoniste de manière que ses deux épaules touchent simultanément le sol.
Pour donner au corps plus d'aplomb, on se tient penché en avant et les jambes écartées. Il ne faut pas résister à une impulsion rapidement et brusquement, en cherchant è. se rejeter du côté opposé, parce que l'adversaire pourrait utiliser 6. son profit cette manœuvre en changeant immédiatement son attaque et en agissant du cOté opposé à celui dans lequel il agissait d'abord.
Si l'on a le buste entouré par les bras de son adver-
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