‹ Les exercices physiques et le développement intellectuelChapitre 86 sur 200 · England expects every man to do his duiy · texte numérisé non relu

England expects every man to do his duiy

d'escrime, un établissement de bains, une salle de danse et un manège dont les frais sont supportés par TElat. A Kœnigsberg, il existe un champ de jeux, et dans la grande palestre Albertine, les étudiants peuvent, non seulement faire de la gymnastique, mais ils ont à leur disposition une piscine pour la natation et des salles de bains et de douches. L'Université de Kiel reçoit de TEtat un subside de 2,500 francs pour le canotage et d'autres sont alloués au club de gymnastique, de tennis et d'escrime, etc. Là aussi, comme en Amérique, les particuliers s'intéressent aux étudiants, et le legs Wille ( Willesche Légat) met à la disposition des étudiants un fonds de 10.000 marcs (12.500 francs) par an, qui pourvoit à l'entretien d'un grand bâtiment, d'une espèce de club, servant à la fois, aux étudiants et aux professeurs.

En 1894, la vie sportive des universités allemandes reçut une impulsion nouvelle grâce à l'action du Comité central pour la propagation des jeux dans la jeunesse et le peuple. Le député von SchenkendorfF — il est l'âme de cette association bienfaisante — a organisé un concours de jeux, qui dura quinze jours, sous la direction du privatdocent, le D' Reinhardt, et du maître de gymnastique, M. Heinrich; 120 étudiants s'y étaient fait inscrire.

De nouvelles luttes sportives eurent également lieu dans d'autres universités, en 1895, avec le concours du gouvernement et des recteurs. Le D"" Bosse, ministre de l'instruction publique, ayant chaleureusement recommandé à tous les curateurs de donner plus d'importance à l'éducation physique, ceux-ci instituèrent des concours de jeux universitaires. A Berlin, 70 étudiants s'inscrivirent à ces jeux, à Greisswald 80, à Kiel 30, à Marburg 214, à Rostock 40,

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à Tubingue, 40 ; enfin le nombre total des inscrits fut à peu près de 1.000.

Avec l'autorisation de Tempereur Guillaume II, en mars 1900, il y eut à Berlin une série de séances du comité central pour la propagation des jeux parmi la jeunesse et le peuple en Allemagne; les ministres de Tinstruction publique et de la guerre y assistaient. Il y fut arrêté que tout professeur qui postulait pour la carrière universitaire, devrait s'initier aux exercices de l'éducation physique.

Et le président von SchenkendorfF, ayant fait connaître que le manque de" bons maîtres de gymnastique devenait de plus en plus sensible, on émit le vœu suivant : faire, autant qu'il se pourrait, passer la direction de Téducation physique dans les écoles secondaires aux mains des professeurs qui déjà y faisaient des classes ; à cette fin, préparer sans retard les moyens et les locaux qui permettraient de donner un développement plus complet à Tinstruction physique des étudiants dans les universités. Celles de Halle, de Kœnigsberg, de Breslau et de Bonn ouvrirent aussitôt des cours théoriques et pratiques d'Éducation physique.

Un appel fut adressé aux étudiants les invitant à participer aux jeux gymniques ; ce document portait les signatures du ministre von Gossler, des professeurs des universités et d'un grand nombre de personnes s'intéressant aux progrès de Téducation physique. Basée sur la compréhension de la vie moderne, sur l'amour de l'étude, toute imprégnée d'admiration pour la puissance de l'Empire germanique, cette

proclamation se terminait par ces paroles : Pro patria est, diim hidere videmtir !

Un petit manuel, très instructif, fut publié ces derniers temps par le député von SchenkendorfT, à l'usage des étudiants universitaires ; il a pour titre : Ratgeber ziir Pflege kôrperlichen Spiele an den deutschen Hochschulen (Conseiller des sports physiques dans les Universités allemandes). Outre une partie historique qui traite du développement de l'éducation physique dans les écoles supérieures d'Allemagne, il contient des statistiques importantes sur le mouvement sportif des diverses universités, des règles hygiéniques et pratiques, etc. Ces dernières pages surtout ont beaucoup contribué à la difTusion des jeux parce que, non seulement on y discute du choix des exercices en indiquant ceux qui conviennent le mieux aux étudiants, mais parce qu'on y donne des conseils sur leur meilleure organisation, sur les objets nécessaires, enfin sur toutes les particularités qui peuvent contribuer à leur développement. Ainsi s'est accompli un véritable progrès, et les jeux se sont perfectionnés de telle sorte que les étudiants des universités peuvent y prendre intérêt. Au fond, c'est toujours du jeu de paume qu'il s'agit, mais varié de tant de manières, que tous les goûts de la jeunesse y peuvent trouver satisfaction. Pour donner quelques exemples, je dirai que tels de ces jeux se pratiquent à l'aide du tambourin, comme le tennis à huit (ou même à un plus grand nombre de partenaires) en faisant passer'la balle pardessus une corde. Le même jeu peut avoir lieu à Taide de gros ballons qui s'envoient avec le poing. En somme, il s'agissait —7 et cela n'était pas facile — de rendre du prestige aux vieux jeux italiens sur lesquels Scaino avait d^à

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