LES TORTS DU CYGNE
^^ omine le Cygne allait nageant
'^ Plein de fraîcheur et de silence, Les Corbeaux noirs, dhin ton guerrier.
Se mirent à Vinjurier En volant avec turbulence.
« Va te cacher, vilain oiseau ! »
S^ écriaient-ils. « Ce damoiseau Est vêtu de lys et d'ivoire !
Il a de la neige à son jlanc !
Il se montre couvert de blanc Comme un paillasse de la foire !
« // va sur les eaux de saphir, Laid comme une perle d^Ophir, Blanc comme le marbre des tombes Et comme V aubépine en Jleur !
Le fat arbore la couleur Des boulangers et des colombes!
<< Pour briller sur ce promenoir, Qiie n^a-t-il adopté le noir!
Un fait des plus élémentaires , Oest que le noir est distingué.
C'est propre, c'' est joli, c'est gai ; Oest Vuniforme des notaires.
« Cuisinier, garde ton couteau Pour ce Gille, cher à Watteau !
Accours! et moi-même que n^ai-jc Le bec aigu comme un ciseau Pour percer le vilain oiseau Barbouillé de lys et de neige! ■>
Tel fut leur langage. A son tour Dans les deux parut un Vautour Qiii s'en vi)it déchirer le Cvgne