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LES TORTS DU CYGNK

Ivre de joie et de soleil ;

Et sur Vonde son sang vermeil

Coula comme une pourpre insigne.

Alors, plus brillant que VŒta Ceint de neige, V oiseau chanta , L^oiseau que sa blancheur décore ; Il chanta la splendeur du jour, Et tous les antres d^alentour S^emplirent de sa voix sonore.

Et V Alouette dans son vol,

Et la Rose et le Rossignol ,

Pleuraient le Cygne. Mais les Anes

S^ écrièrent avec lenteur :

« Qitel est donc ce mauvais chanteur

Qui fait peur aux eaux diaphanes ? »

Il chantait toujours. Et les bois Frissonnants écoutaient la voix Pleine d'hymnes et de louanges.

Alors, d'autres êtres ailés Traversèrent les deux voilés D'azur. Ceux-là, c'étaient des Anges.

Ces beaux voyageurs, sans pleurer, Regardaient le Cygne expirer Parmi sa pourpre funéraire, Et, vers l'oiseau du Jlot obscur Tournant leur prunelle d'a:{ur, Ils lui disaient : « Bonsoir, mon frère. >>

Décembre 1F61.

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