A GEORGES ROCHE GROSSE. II
OÙ je ne sais quel plomb vil Retient notre âme captive.
Sous cet horizon troublé, Ah! malheur à V Exilé Dont la mémoire Jlétrie Ne peut plus se rappeler.
Et qui n''y sait plus parler La langue de la patrie!
Mais le ciel, dans notre ennui, N^est pas perdu pour celui Qui le veut et le devine.
Et qui, malgré tous nos maux, Balbutie encor les mots Dont Voriffine est divine.
Emplis ton esprit d'azur!
Garde-le sévère et pur,
Et que ton cœur, toujours digne
De n^étre pas reproché.
Ne soit jamais plus taché
Que le plumage dhin crg)ic !
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Souviens-toi du paradis, Cher cœur ! et je te le dis Au moment oit nulle fange Terrestre ne te corrompt, Pendant que ton petit front Est encor celui d^un ange.
Septembre 1865.