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LE FESTIN DES DIEUX. 2 1 Q

Les dieux et VHouuiie et la Nature au flanc sonore

Sont comme une famille immense qui s^ adore ;

Et dans ce i^rand festin de la terre et des deux,

Tandis que nous buvons le vin délicieux

Et la force de vie intense qu'il recèle

A la félicité de idme universelle ,

Enivrés comme toi de sons et de rayons

Dans Vimmuable a^ur, Homme, lujus te voyon.s ,

Revêtu de )ujuveau de ta force première ,

Puissant Génie ailé, vu))tter vers la lumière! »

Oest ainsi que parla vers l'avenir naissant La grande Aphrodite, caressante et laissant Courir sur son dos sa chevelure embaumée. Et les Sphères, suivant leur route accoutumée , Regardaient ses yeux noirs, carquois inépuisés, Avec des tremblements et des bruits de baisers.

Goûtant les mets divins après de si longs jeûnes,

Les grands dieux sepenchaient vers moi, bienveillant s. jeunes

Régénérés, heureux d'avoir, grâce à Veffort

Des poètes, vaincu les horreurs de la mort ,

Et le joyeux titan Amour , levant sa coupe

Qiie rougit le nectar, vers les Charités, groupe

Adorable, naguère encor du ciel banni, Disait : » Qiie V Homme soit béni! que V Infini Peuplé d' Astres-amants pour lui n''ait plus de voiles! Et f entendis le chant merveilleux des Etoiles.

Septembre 1866.

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