A MON AMIE
Plus d'exil! ^'(>is le jour paraître
A Varient :
Nous ne soinmes plus qu'un seul être
Fort et riant,
Dont le chant ailé se déploie
Vers le ciel bleu, Gardant, comme une sainte joie.
L'espoir en Dieu,
Poursuivant , sans qu'on l'avertisse.
L'humble lueur Qu'on nomme ici-bas la justice
Et le bonheur,
X'aya)if plus ni regrets ni haine
Dans ce désert.
Et se ressouvenant à peine
Qu'il a souffert.
Oui, je t'ai retrouvée, et telle
Que je t'aimais.
Toi qui, comme un miroir fidèle,
]'is désormais
LLS EXILES,
Ma vie, et je faime, je faime.
Je faime! et pour
L'' éternité, je suis toi-même, O cher amour!
9 Novembre 1866.