‹ Les ExilésChapitre 63 sur 65 · A MON AMIE. 22D · texte numérisé non relu

A MON AMIE. 22D

J'étais si triste de sourire Aux vains hochets

Dont s'était bercé mon délire; Et je marchais,

Si las d'être seul sous la nue.

Triste ou riant, Qiie je ne f ai plus reconnue.

En te voyant.

Et je t'ai blessée et meurtrie,

Et je n'ai pas, Au seuil de la chère patrie,

Baisé les pas

De l'ange qui dans la souffrance

A combattu.

Et qui me rendait l'espérance

Et la vertu !

O toi dont sans cesse mes lèvres

Disent le nom, Pardonne-moi tes longues fièvres,

Tes pleurs ! mais non,

226 LES KXILKS.

J'en cacherai la cicatrice

Sous un baiser Si long et si profond qu'il puisse

Te l'effacer.

Je veux que Vavenir te voie.

Le front vainqueur,

Serrée et tremblante de joie Près de mon cœur ;

Ecoutant mon ode pensive

Qiti te sourit, Et me donnant la flamme vive

De ton esprit !

Car à lajin je t'ai trouvée, Force et douceur.

Telle que je f avais rêvée.

Epouse et sœur

Q ui toujou)-s, aimante et ravie

Me guériras.

Et qui traverseras la vie

Entre mes bras.

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