CHAPITRE IL
XXXI. — La division navale que le commandant en chef emmenait avec lui se composait du PMégéton^ portant le pavillon amiral, du Primauguet, des ca-
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nonnières V Alarme, V Avalanche et la Dragonne^ des transports la Saône ^ la Diuranc^ et la Meurthe^ el de l'aviso à vapeur espagnol el Cano. — Le 9 février, dans Taprès-midi ^ elle atteignait Vembouchure du fleuve de Saigon et se trouvait réunie aux quatre bâtiments de commerce portant les chevaux des états-majors, le matériel et les approvisionnements de charbon et de bestiaux*
L'amiral résolut de s'emparer, dès le lendemain, des deux forts qui défendaient le mouillage intérieur du cap Saint-Jacques. — Ces deux ouvrages , appelés : forts de Vairttao, se composaient d'un fort en pierre, d'une batterie basse, et d'une batterie, dite des Palissades. Aussitôt que ces différentes défenses seront réduites, la canonnière formant l'extrême gauche de la ligne d'attaque poussera une reconnaissance jusqu'au bassin de Ngâ (1).
Déjà les commandants des bâtiments sont instruits des dispositions générales. Des platefr^formes entourées d^ toile devront être établies sur les barres de huoes des canonnières pour y placer de la mousqueterie, les pares à brûlots seront mis en place, et les filets d'abordage des canonnières installés en casse-tête.
Les chaloupes et les grands canots seront prêts à recevoir les hommes qui devront être jetés à terre.
Le premier corps d'attaque, composé des compagnies de débarquement des trois canonnières et des deux corvettes de guerre, ainsi que des troupes françaises et espagnoles embarquées sur les deux navires, est placé
(1) C'est alasi qu*il est déDommé dans la carte de Dayot.
LITIU: IV, CHAPITRE IL aOS
so^ ie commandement eu capitaine de vaisseau Rey* naud, secondé par le lieutenant-colonel Reybaud. L'en* seigne^de vaisseau de Lonlay, ayant soos ses ordres M. d'Arfeuille, du Phlégéton, est chargé du commandement des canots, — Si deux attaques sont nécessaires et doivent s'opérer simultanément, c'est le commandant Jaurégmberry qui commandera la seconde colonne; les compagnies espagnoles du commandant Palanca pren* dront paiement part aux différentes attaques et seront jetées, selon le besoin, sur les points indiqués. — La division doit appareiller avec le commencement du jusant.
XXXIL — A 4 h. Ii2 du matin , le 10, le branle-bas de combat est battu sur tous les bâtiments.
Dès que. le signal est donné, tous se mettent en mouvement et viennent se placer, selon l'ordre qui lenr a été indiqué , devant les forts qui défendent l'entrée du cap. — Le Phlégèton et le Primauguet ouvrent la marche; ils viennent se placer de manière à attaquer par le travers le fort en palissades ; l'Avalanche^ la Marne, la Dragonne viennent se placer sur la même ligne. — Un peu en arrière , entre le Prinumguet et le Phlégèton , s^est embossé lie bâtiment espagnol el Catao; puis successivement en remontant vers h drcHte, et devant un village qui s'étend sur la côtev sont placés la Meurthe , la Saâne et les bfttiments de commerce.
Le pavillon amiral flotte sur Ze PhUgitfm,^^ Le feu doit commencer lorsque cette corvette hissera à son ^gfrand
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mât le pavillon jaune. —Dès qu'il apparaît, une épaisse fumée enveloppe les bâtiments et les forts. Vainement ceux-ci essayent de résister et lancent quelque projectiles qui viennent se perdre dans les agrès de nos navires ou s'enfoncer en bouillonnant dans les eaux du fleuve, les' tirailleurs placés dans les hunes atteignent les canonniers à leurs pièces. Bientôt le feu des forts est à peu près éteint. Alors le pavillon jaune qui flotte au ^rand mât du Phlégéton est amené , et les canots poussent vers la terre avec les compagnies de débarquement françaises et espagnoles. — Elles sont divisées en deux colonnes.
Pendant que la première prend pied , la seconde se tient sous les avirons. — Toutes deux , guidées par leurs chefs, le commandant Reynaud et le lieutenant-colonel espagnol Escario, s'élancent, Tun sur le fort , l'autre sur la batterie des Palissades, Les défenseurs de ces deux ouvrages se voyant enveloppés de tous côtés, gagnent en désordre l'intérieur des terres. — L'artillerie ennemie est mise hors de service, et les afiïtls sont jetés à la mer.
Déjà la Dragonne , qui forme l'extrême gauche de la ligne, a fait route vers le bassin intérieur, pour en reconnaître le terrain ; elle a pris à son bord le chef d'étatmajor, commandant Reynaud ; celte canonnière passe à toute vapeur devant le fort de Canghio,et remonte, sans trouver aucun obstacle, jusqu'au bassin de Ngâ, où l'amiral a l'intention de mouiller sa division, le lendemain;